Chroniques Parisiennes : Planète Métisse, To mix or not to mix ?
Cliquer ici pour écrire à l'auteur : satyamLe voici, le voilà, le pendant parisien des Chroniques de Londres ! Ca se tiendra donc chaque mardi que Dieu fait. Pour commencer ce nouveau rendez vous je vais vous parler d’une exposition que je suis allé visiter Dimanche, au musée du quai Branly à Paris.

Le monde mondialisé a eu comme caractérisque de provoquer très tôt des échanges entre les cultures. Le Musée du quai Branly nous propose avec son exposition « Planète Métisse » de découvrir l’histoire de ces rencontres, de ces chocs, et de ses échanges, que cela soit dans la douleur historique, l’échange amicale ou la création artistique.
La visite
Perchée sur la galerie au dessus des expositions permanentes, l’exposition Planète Métisse est un ensemble d’installations, et d’objets décryptés. L’exposition est organisée en grands « lieux » de métissage : La religion, la représentation de l’espace, le pouvoir, la religion, la musique, et le cinéma. A chacune de ces étapes est présenté un « objet » métisse : Le vaudou, la musique brésilienne, le codex, la catholicisme mexicain, les attributs du pouvoir africain…

Le sentiment général
La grande force du projet est de montrer le métissage aux endroits où l’on s’attend le moins. Il s’agit d’un travail d’historien.
Il faut bien comprendre que l’exposition s’intéresse aux objets intégrant plusieurs approches culturelles, et peu aux gens. On ne parle que très peu de métissage biologique, et encore moins de métissage culturel des sociétés européennes. L’exposition évite l’approche sociologique, au contraire de l’exposition Diasporas.
On reste quand même un peu sur sa faim : Le choix des objets est intéressant, mais l’exercice reste en lui même limité. On parle souvent de l’influence des cultures européennes sur les cultures locales dans le contexte de la colonisation : Culture indienne au Mexique, culture africaine en Afrique, au Brésil ou à Haiti. On parle peu de l’influence de ces mêmes cultures sur les cultures européennes. L’influence du monde arabe est aussi trop rapidement évoquée, ainsi que les chocs intra asiatiques.
A mon tour, je vais vous présenter deux objets métisses tout à fait intéressants : La Soca Chutney et Nicolas Sarkzoy !
La Soca Chutney
Quand la musique indienne rencontre la musique trinidadienne, ca donne la Soca Chutney ! La forte communauté indienne présente sur cette île de la Caraïbe, a mélangé sa musique avec celle des descendants africains pour aboutir à un mix inédit et particulièrement intéressant ! Je vous laisse découvrir Shurwayne Winchester et son morceau « Don’t Stop ».
Nicolas Sarkzoy
Phrasé à la mode Parrain de la mafia sicilienne, avec la femme qui va avec, une bonne ration de bling bling à l’afro américaine, une dose de toupet style dictateur africain, des origines juives hongroises, avec la classe Neuilly sur Seine, et jogging à l’américaine. On lui prête même une maitresse aux origines orientales… Si ce n’est pas un objet métisse ça !!
Exposition Planète Métisse : To Mix or Not To Mix ?

Du 18 mars 2008 au 19 juillet 2009
Musée du quai Branly, Paris



Commentaires récents