Un rapport confidentiel dévoile un risque imminent de catastrophe au Lycée Baimbridge
Cliquer ici pour écrire à l'auteur : satyamIl était une fois Baimbridge
Il y a quelques années encore, j’arpentais chaque jour le morne menant aux salles de cours du plus grand Lycée de la Guadeloupe, le Lycée Baimbridge.
Sa fresque imposante cache à peine les batisses immenses dans lesquelles s’empressent chaque jour plus de 5000 élèves dans la poursuite du graal sacré qu’est le Bac. Cette vieille dame qu’est Baimbridge a du mal à cacher ses rides, et les installations n’ont de jeune et dynamique que l’esprit des élèves qui sillonent ses allées et couloirs quotidiennement.
Baimbridge brule-t-il ? Mettant ainsi en danger des milliers de jeunes personnes ? Le doute n’est plus permis…
Les professeurs crient au loup, est-il dans la place ?
Le 29 Novembre dernier l’île aux belles eaux a été secouée par un séisme de faible intensité. Durant cet évènement les batiments de l’établissement ont oscillé ne laissant pas de marbre les étudiants et le personnel enseignant. Une étude diagnostic a été commandée suite à la constation de dégats légers sur les batiments.
Aujourd’hui les professeurs montent au créneau afin de rendre public les résultats de cette étude effectuée par le cabinet Antilles Contrôles. Ils veulent alerter l’opinion publique et interpeler l’Etat sur ceux-ci. Ils ont récupéré au moins un autre rapport, datant de 1994 (!) lui, déjà alarmiste.
Les batiments seraient très « vulnérables », des mesures doivent être prises d’urgence. On y parle de « corrosion des armatures », de « fragilité » des batiments. Les professeurs y résument ces faits comme autant de « menaces sur la vie », et le rapport conclue sur un effryant risque avéré « d’effondrements partiels sous séisme modéré ». Run for cover…*
Victorin Lurel se démène, mais est mal à l’aise
A sa vue, ma grand mère aurait surement laché un « Pov’ Djab’ « . On ne peut pas reprocher à la région d’abondonner sa mission de fournir aux lycéens guadeloupéens un cadre d’étude sécurisé et moderne. En effet, la construction des Lycées de Port-Louis, et celui du Gosier pèsent déjà lourd sur les comptes de la région. Lurel en appel au préfet pour accéler les choses en ce qui concerne Baimbridge. La réponse : Début des travaux en 2009. Croisons les doigts d’ici là, pour que la terre reste toute douce…
Victorin Lurel a précisé aussi qu’un plan à long terme a été mis en place visant l’éclatement du Lycée sur plusieurs sites, mais une dame aussi imposante que Baimbridge ne se laisse pas éclatée comme cela, et les niveaux de saturation des établissement sont atteints partout.
La solution : Démolir, construire encore et encore plus, et pour cela il faut de l’argent. 1 Milliard et demi d’Euros selon le président de la Région Guadeloupe ! Il a personnellement sollicité le président et son gouvernement pour cela.
Vite, le temps presse, et la terre a soif de secousses…
* : Kryé an mwé
Source : France Antilles




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