Beauté Afro: Je me coiffe comme cheveux!

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Le marché de la beauté afro et des produits de beauté dédiés a explosé ces dernières années. Les personnes noirs ou métisses dépensent énormément lorsqu’il s’agit de produits spécialisées pour la peau ou les cheveux.
Les cheveux, justement, intéressons-nous à la problématique de la gestion de la chevelure noire ou métisse. Que faire? se lancer dans les défrisages, les assouplissements etc. ou bien prôner les produits et les coiffures naturels?

Evidemment, tout dépend du type de cheveu qui est posé sur le sommet de son crâne. C’est également un choix, à en croire les défenseurs du cheveu naturel: il s’agit d’être en accord avec soi-même, avec sa négritude. Des tresses, des nattes, des vanilles ou des locks semblent plus sains pour les cheveux, certes. Ces défenseurs du cheveu naturel dénoncent le gavage médiatique dont fait l’objet la communauté noire avec des figures de proue comme Beyoncé, par exemple, que l’on voit toujours avec des cheveux plus lisses que de la soie…
D’un autre côté, beaucoup de femmes noirs se défrisent, s’assouplissent les cheveux ou mettent des tissages, pour plusieurs raisons, selon les dires:
> Facilité à coiffer, surtout le matin, avant d’aller travailler.
> Une certaine pression sociale face aux coiffures naturelles (tresses, nattes, locks…), particulièrement dans le domaine professionnel.
> Une question de goût, tout simplement. Avoir des locks ne plait pas forcément à tout le monde.

Au-delà du débat sur le cheveu crépu ou pas, l’important est de ressentir sa négritude, à l’intérieur. Combien de pseudo-rastas a-t-on déjà vu? Le degré de négritude ne se mesure heureusement pas aux cheveux « gréné » ou défrisés.

Aussi, tant que la société antillaise et française n’auront pas évolué concernant l’image qu’elles ont des personnes aux cheveux naturels, et coiffées en conséquences (locks, tresses, etc.), on aura toujours tendance à se conformer à la norme sociale et professionnelle: coupe au carré, balai dans le derrière.

7 Commentaires

Ga.L  on juillet 17th, 2008

Ah les cheveux, un débat plus long que tous les morceaux de compas mis bout à bout.
Perso, mes cheveux et moi c’est une histoire d’amour assez spé. Je me souviens au collège, lycée j’étais l’une des seules rescapées du défrisage et les vanilles étaient mes meilleures amies. Tout simplement parce que je ne savais rien faire d’autre dedans. Ensuite, pour le carnaval, je me suis dit et si je défrisais pour être en accord avec mon costume? (Qui a dit que la kouyonite aiguë ne frappait que les hommes?) Bref, comme dit comme fait. Sauf qu’on m’avait menti sur la marchandise, le défrisage c’est pas simple menm, menm, menm. Là je suis entrée dans l’univers, il faut faire des soins, il faut que tu te coiffes avant d’aller te coucher, il ne faut pas mouiller tes cheveux trop souvent, sans compter toutes les magies à acheter, un peigne, une brosse, des épingles, des chouchous-élastiques-alliés-amis et les crèmes, pommades. Bref au bout de deux ans, après le bac et pour tourner la page, j’ai décidé de couper tout ce qui était défrisé cad pratiquement tout. Et depuis, voilà. Le défrisage convient à certaines, pas à d’autres.
L’histoire de la négritude, c’est juste le moment qui veut ça. Et ceux qui revendiquent le plus sont souvent ceux que je vois le plus au Mc Do ou qui n’ont jamais pris la peine de marer les boeufs…donc ouais quoi.

Macbokit  on juillet 17th, 2008

@ Ga.L

Tu as donc eu la tête coco rasée à un moment? :D
C’est un truc qui m’interpelle. Non pas que je n’aime pas les filles qui se font des coupes à la garçon. Mais le plus souvent, j’ai l’impression que ces coupes de cheveux interviennent après un bitin (cheveux trop cassés, limbé etc.). Me trompé-je?

Sinon, le débat des cheveux est un débat du moment…et ceux qui pensent que la négritude se mesure à la naturalité du cheveu sont me semble-t-il assez limités intellectuellement. C’est un choix, et ça devrait le rester! plus de contraintes, d’un côté comme de l’autre, ce serait ça la vraie révolution…

Sinon vive la coupe Rayapin! :D

isabelle  on juillet 17th, 2008

mdr Ga.L!
ben moi aussi g tenu vingt et une longues années sans un brin de défrisage et tt comme toi les tresses et autres vanilles étaient monnaie courante sur mon crâne lol.
Et puis un beau jour…VIM dans ma face! Exilée ds un pays lointain appelé Gaule, il fallut me rendre à l’évidence. C’est pas facile quand on n’a pas maman derrière qui peut s’occuper du matelas qui te sert de chevelure. Quand t’es ds le froid et que t’as pas suivi (en tant que moun bwa) kil faut les soigner bcp plus qu’au pays, c’est la chute.
Après un an de lutte acharnée, j’ai du me résoudre à assouplir. A peine le produit étalé je me mets à héler « Madame ça brûle rincez svp » lol

Pour résumer c’est un combat perpétuel, faut parfois faire des compromis. Une solution plus ou moins optimale: alterner assouplissement et tresses, étant donné que l’assouplissement ne dure qu’environ 2 mois (sur ma tête en tt cas). Et puis ça évite de trop souvent agresser les cheveux avec tous ces produits chimiques.

Ga.L  on juillet 17th, 2008

MacBokit, han han. Awa, c’était pas pour une histoire de limbé ou quoi que ce soit. C’est juste que mon année de terminal a été assez hardcore, en plus comme tout le monde m’avait dit que mes cheveux allaient se casser en fwans, et que même avec des cheveux défrisés ma tête pa té ka sanm kaka a pon bèt’, ben j’ai coupé. Et il n’était pas si court que ça. C’était vraiment histoire de passer à autre chose. Et faut croire que ça m’allait puisque des copines qui me disaient ne fais pas ça tu es folle ont fait la même chose.
Et Isabelle, arrivée ici, c’est clair que la froidure n’est pas le truc le plus difficile. C’est de perdre tout le réseau que tu as mis tant d’années à constituer (amies, voisines, tantes, cousines) qui peuvent te dépanner dès que tu appelles SOS cheveux en détresse. Maintenant je suis dans la secte débouya pa janmé péché. Donc tout ce qui se passe sur, autour, derrière ma tête c’est moi la responsable (quand c’est joli ;-) ).

herve  on juillet 17th, 2008

Moi ce que je vois c’est le score du vote Eric Rayapin :D

Nikki  on juillet 18th, 2008

Lol ka misyé Rayapin fè zôt ?
bon pour entrer dans le débat j’ai un paquet de chivé sur mon crâne et le truc me fait un mal de chien à coiffer ( plus les mauvais souvenirs d’enfance quand ma grand mere réussissait à me coincer pour me coiffer à grand renfort d’huile de carapate , depuis je hais lwil-karapat cordialement ) si je le laisse au naturel tendance grenné donc j ai opté pour un curl que je fais peu souvent ce qui fait que mes cheveux connait pas ils vivent leur vie je vis la mienne je les laisse comme ils sont sur le sommet de mon crâne ça fait root libre et j’ai le look bwabwa comme ma copine Inès la chanteuse je trouve ça mignou tout plein :-)

samuel_otdk  on juillet 18th, 2008

Le défrisage fait parti de la névrose de l’être noir …
Par contre, on parle ici de locks, mais c’est aussi une dénaturation du cheveux crépu.
La seule différence entre le « locksage » ( :-) LOL es i malad tala) et le défrisage c’est que l’un est associé aux blancs et l’autres aux noirs, alors on se dit que pour faire noir on se locks.
Bien sûr je parle des locks feeling pareil pour le défrisage car il y a des problèmatiques autres qui peuvent pousser à couper, défriser etc …
Je me demande à quand l’acceptation du cheveux crépu lui-même…
J’ai déjà eu plusieurs fois dans ma vie des afros (j’en ai encore plus ou moins un) et je trouve aps que ça prenne tant de temps que ça.
mais bon ça n’a jamais été une question de mode pour moi alors je comprends les demoiselles qui n’ont aucune envie d’avoir un afro sur le tête car ce n’est pas à la mode, mieux vaut une belle coupe à 70€ + entretien etc … pour ressemble à Britney :-)
Bon je suis mauvaise langue là :-D quoique …

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