Réforme Constitutionnelle: les réactions des élus d’Outre Mer

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Les « OUI »:

Jeanny Marc, député-maire divers gauche de Deshaies en Guadeloupe : « On a fait un vote « Oui mais… », parce qu’il y a un certain nombre d’avancées mais c’est insuffisant. Compte tenu de la situation de la France aujourd’hui, il était important d’accompagner cette réforme pour adapter la société française à cette évolution. Donc je suis contente d’avoir voté pour même si ce n’est pas un soutien que j’apporte à la politique de monsieur Sarkozy. »

Chantal Berthelot, député divers gauche de la 2ème circonscription Guyane : « Pour les citoyens, il existe la possibilité pour les citoyens de saisir le conseil constitutionnel. Tous les pays d’Europe le permettaient sauf la France. Je n’ai eu aucune pression. Je suis dans une dynamique de réforme et ça doit devenir une réalité en Guyane. »

Annick Girardin, député Parti Radical de Gauche de Saint-Pierre-et-Miquelon : « Même si ce projet est très insatisfaisant, sur le fond, il va dans le sens d’une sixième République, c’est-à-dire un vrai régime présidentiel avec un pouvoir beaucoup plus important pour le Parlement. Aujourd’hui, la question n’est pas sur la politique de Nicolas Sarkozy mais bien sur « oui ou non une réforme de la Constitution » et j’ai voté oui ! »

Les « NON »:

Victorin Lurel, député PS, président du Conseil régional de Guadeloupe : « Cette réforme et née dans la douleur au forceps. C’est le résultat d’un travail systématique d’appel, de harcèlement, d’interpellation, de débauchage. Beaucoup d’élus, et pas forcément du Parti socialiste, l’ont regretté. On a vu des élus changer au dernier moment. J’avoue qu’il y a quelques aménagements qui ne sont pas mauvais, de bonne facture… »

Christiane Taubira, député Parti Radical de Gauche de la 1ère circonscription Guyane : « C’est incontestablement un échec dans la mesure où un texte d’une telle importance aurait dû impliquer une adhésion bien plus large. Donc il y a manifestement des interrogations au sein même du Parlement. Le texte est passé, on en prend acte, mais je crois que le pouvoir exécutif doit s’interroger. »

Serge Letchimy, député-maire apparenté socialiste de Fort-de-France en Martinique : « 60% des textes sont traités par ordonnance, c’est-à-dire une habilitation à du ministre. Ce ne me semble pas très démocratique, ni cohérent. Je pense que cette réforme renforce plus le pouvoir du président que du parlement. »

Georges Othily, Sénateur (Rassemblement démocratique et social européen -RDSE-) de la Guyane : « J’ai adopté une position positive car c’est une avancée extraordinaire. Sur les langues régionales, la constitution française d’aujourd’hui, et alors que le Sénat n’avait pas approuvé la mesure, reconnait comme un patrimoine nationale les langues régionales »

Les élus de droite:

Gaston Flosse, sénateur de Polynésie : « Les langues régionales sont reconnues et font partie du patrimoine de la France et par langues régionales, il faut comprendre les langues d’Outre mer également. Les langues polynésiennes seront donc officiellement reconnues. Nous pourront ainsi nous exprimer en langue tahitienne dans notre assemblée, ce qui nous était interdit jusqu’à présent. »

Jean-Paul Virapoullé, sénateur UMP de la Réunion (UMP) : « Il n’y a pas de réforme parfaite mais c’est un pas positif vers la modernisation de nos institutions (…) Nous sommes de logique de révision de la constitution de la 5ème République.
Avec la mondialisation et avec la force des institutions européennes, le vrai débat c’est qu’on n e peut pas refuser de moderniser les institutions de la France pour améliorer la force de notre pays au sein des institutions européennes et de l’organisation mondiale du commerce où se joue l’avenir du monde ».

Gabrielle Louis-Carabin, député maire du Moule en Guadeloupe : « Il faut changer les institutions, les moderniser. De nouveaux droits sont donnés au parlement, au peuple. Et les langues régionales sont désormais inscrites dans la constitution ce qui montre la diversité culturelle de la France. »

Alfred Almont, député UMP de Martinique : « Comment ne pas adhérer à une grande démarche qui contribue à moderniser la société française ? C’est une réforme que la gauche et la droite appellent depuis de nombreuses années, qui donne d’avantage de pouvoir aux parlementaires (…) et puis il y a l’initiative populaire reconnue comme le référendum d’initiative populaire qui permet aux citoyens de se faire entendre et de réclamer des mesures qui lui sont nécessaires. Ce texte consacre aussi le statut de langues régionales. »

3 Commentaires

Le Connard Déchaîné  on juillet 23rd, 2008

Extrait du Canard Enchaîné du 23 juillet 2008 à déguster lentement:

Pour assurer le coup, le principal conseiller parlementaire de Sarko, Olivier Biancarelli, fin connaisseur de l’Outre-mer pasee tout de même d’ultimes coups de fil. Il commence par joindre la députée radicale de gauche de Guyane Chantal Berthelot, restée à Cayenne. Celle ci a confié sa déléguation de vote à sa collègue christiane Taubira, avec comme consigne de voter « non ». Mais avant d’arriver à versailles, l’autre députée guyanaise reçoit un ordre contraire de l’élue d’outre-mer: « Vote oui… J’ai eu l’Elysée, ils m’ont pormis un plan de développement pour la Guyane. » En fait quelques kilomètres de bitume…

C’est carrément une réforme statuaire pour Wallis-et-Futuna que Biancarelli promet à Albert Likavalu, député radical de ce bel archipel. Likavalu a voté « oui » tout comme sa collègue radicale de gauche de Guadeloupe Jeanny Marc. Appelé à la rescousse par l’Elysée, le secrétaire d’Etat aux collectivités locales, Alain Marleix, assure à Jeanny que sa circonscription sera certes « redécoupée »… mais à son avantage! Le même argument est servi en vain à Serge Letchimy (Martinique), l’héritier politique d’Aimé Césaire.

Le Canard Enchaîné, 1.80 € dans les DOM

Shaka Zulu  on juillet 28th, 2008

An tann Jeanny Marc anlè radyo tanbou banbou(fò pa zòt èstèbèkwè(surpris) pa obliyé mwen sé on endépandantis).I di kè i si i voté ba lwa-la sa sé padavwa i té ka bay ba péyi an nou mwayen pou yo pé léjiféré adan konpétans kè yo tini.Sa vlé di kè fwansé adan art73 a konstitisyon a yo ka ba posibilté ba Konsèy Jénéral é Konsèy réjyonal adapté lwa ki kay an favè a péyi-la.Sa ka fè mwen ri padavwa pa obliyé kè sé sa yo té mandé nou jou a on 7 désanb 2003.Ka yo té ka mandé nou réyèlman?Kè lé dé sanblé kè nou ni la (Konsèy Jénéral é Konsèy Réjyonal) fè on sèl( Sanblé inik).Sanblé-la sa té ké ni konpétans a on lanméri, Konsèy Jénéral é Konsèy Réjyonal.Sanblé-la sa té pé adapté lwa ba péyi-la.Mi sé sa yo té mandé gwadloupéyen!Yo pa té mandé nou lendépandans mé plis pouvwa lokal.Alokasyon é RMI pa té kédisparèt kon sa.Yo kouyonné gwadloupéyen asi sa(Mandé Boug Vyézabitan-la!) é aprézan sa yo mandé nou kè nou rèfizé kay wouvini an figi an nou.Sa dézolan dè vwè on biten kon sa, sa gwadloupéyen rèfizé pa vòt-la sé sa yo kay enpozé nou.Sonjé kè rapò Attali-la bizwen wòté Dépawtèman an Fwans é kè lé DOM(KOLONI) ka sèvi yo laboratwa.Alò an ka kwè dépawtèman ké disparèt an péyi an nou é èstati-la kè nou té rèfizé-la, gouvèlman fwansé ké ban nou’y dè fòs san négosyasyon.Pa obliyé kè lafwans adan léwòp é kè fò pa i dépasé 3% a défisit-la si i vlé rété adan Léro.E sé pou sa kè Léta a yo vlé dépansé mwens lajan é i fò kè i désantralizé pouvwa ay kon dòt péyi éwopéyen ka fè.An ka répété’y ankò on fwa sa dézolan dè vwè kè gwadloupéyen vlé pa pran pon rèsponsabilité é kè sé gouvèlman fwansé ké fòsé nou pran’y!

La démocratie à bout de souffle (PART II)  on octobre 28th, 2008

[...] qui a une dent contre Lurel a eu la promesse d’être récompensée pour son vote en faveur de la réforme constitutionnelle au mois de juillet dernier par un meilleur redécoupage de sa circonscription en sa faveur (Canard [...]

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