Nanarland: Hancocké Manman’w!
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Ceux qui m’aiment prendront le train!
Will Smith n’en a pas marre de sauver le monde: après avoir botté le cul d’extra-terrestres malveillants dans Independence day, Men in Black 1 & 2, déjoué les complots de la N.S.A, inventé un rétro-virus pour sauver l’humanité et la liste n’est pas exhaustive. Un de ses derniers films avait au moins le mérite de posséder une B.O géniale et des décors très originaux montrant un N.Y.C dépeuplé où la nature y avait repris sa place.
Il nous revient dans une des superproductions hollywoodiennes de l’été (oui, oui chez nous c’est hivernage et carême, mais aux States y a un été). Ce super héros se devait d’être différent de tous ses prédécesseurs et le film censé être vraiment original. C’est en substance ce que j’en avais retenu du résumé des spectateurs qui avaient fait l’éloge de ce film (oui c’est bien triste, il y en avait). Les différences fondamentales: un héros noir et clodo? N’étant pas fan ni de comics ni de Marvel (contraction de « marre d’avoir une cervelle »), à la limite amateur de X mais pas des Men, je ne saurais vous dire s’il y a là un caractère nouveau.
Quand le conseiller en communication – ces types viennent nous pourrir le temps jusqu’au cinéma – d’Hancock lui suggère un costume de super-héros en lui montrant des BD, ce dernier rétorque qu’ils sont tous accoutrés comme des pédés. Comment ne pas penser à cet instant à l’excellent sketch de Thomas N’gijol propulsé sous les feux de la rampe grâce au Djameul comedy Cleûbe dans lequel il compare un Superman blanc et son alter-ego noir. Cette mise au point est le moment le plus marrant et je ne m’excuse pas de vous l’avoir raconté puisque précisément vous lisez cette chronique afin de vous épargner de jeter votre temps, petits coquins du peer to pire, et votre argent en regardant ce navet (et encore en comparaison le navet a un goût de patate douce à côté de cette daube).
Son aspect de clochard disparaît bien vite; en plus puritanisme oblige, lorsqu’Hancock se mouche au réveil on ne voit pas de morve. De même pas de « vert-vert » ni de dépôt de gerbe sur la voie publique. Peut-être qu’après votre douche et votre aftershave, vous serez malgré tout plus sale que lui! Dans sa saleté aseptisée et sa crasse stérilisée, Hancock semble bien clean comparé à nos SDF et autres crackheadz de Lapwent. Une fois en thérapie de groupe lorsque le super-zéro prend la parole il évoque ses addictions toxicomanes, « problèmes d’alcool et d’autres trucs ». Dans la bien-pensance Yankee on ne fait pas la promotion des psychotropes qui se roulent, se snifent ou s’injectent; mais le cocol no problem c’est légal. Côté clodo-crado c’est donc grosso-modo pas un fardeau, mais sur l’aspect sado-sodo c’est sans cadeau!! Hancock tranche la main d’un preneur d’otage avec un frisbee fait maison et pratique le headfucking!!Oui vous avez bien lu, n’y envoyez pas votre marmaille qui en ressortira traumatisée. Il met en scène cette abomination avec le cul et la tête des autres. En l’occurrence, des taulards (méchants vicieux et destinés au pire par définition). Car Hancock fait de la prison pour se racheter une conduite et se faire pardonner d’avoir bousillé la moitié de la ville pour attraper 3 méchants chinois. Faut-il y voir un playdoyer de très mauvais goût pour l’amélioration des conditions carcérales? Une grande proportion des prisonniers hétérosexuels à leur entrée deviennent homosexuels derrière les barreaux… j’en doute.
La propagande impérialiste fonctionne à plein régime et les ennemis des U.S.A transparaissent toujours dans les superproductions américaines. Les bad boys ont les yeux bridés, un accent russe (ce n’est qu’un gamin en plus) ou reviennent de la guerre d’Irak en s’en prenant à l’Amérique bienveillante. Si vous pensiez voir dans ce film une allégorie de tout ce que les noirs ont produit comme richesses économiques et culturelles, n’y allez pas. Ce film ne dénonce aucun racisme de peau ou de classe. Si vous êtes raide dingue du beau Will Smith et que vous pensez stupidement que c’est une raison suffisante, n’allez pas mouiller vos sous-vêtements dans une salle de cinéma, mais passez-vous à nouveau les épisodes de Fresh Prince of Bel Air ou visionnez à nouveau Ali.
On aura beau prendre cette magie cinématographique au 50° du rhum Damwa, on se demande quel est le public visé. Fin digne d’un film de Super Héros, scènes crues (suggérées mais non explicitement montrées) et violentes pour adultes avec des passages de comédie familiale. Bref, malgré une B.O intéressante, un manger-cochon peu épicé et insipide.
* La vulgarité de cette chronique cinématographique est du même tenant que le film dont elle fait la critique.
16 Commentaires
Macbokit on août 6th, 2008
MDR le titre!
J’étais explosé de rire!
Ceci-dit j’ai pas vu le film…
Après, Christophe, une chronique ciné, c’est subjectif. Parfois, les personnalités noires portent des fardeaux sans même s’en rendre compte!
Ga.L on août 6th, 2008
Waouw, que d’amour dans tout ça. Alors je ne l’ai pas vu même si en voyant la Bande annonce en avril-mai, je m’étais dit why not? Mais le temps passant et l’argent manquant, jme suis dit awa j’ai plus envie. Sinon Will est dans une entreprise de séduisons le plus grand nombre et on ne peut pas lui en vouloir pour ça. Perso, je suis persuadée qu’il veut faire une carrière à la Schwarzy mais côté démocrate. Et pour voir des films sur la condition des Noirs mieux vaut miser sur Samuel L.Jackson.
En tout cas, merci Kam en ce matin gris j’ai bien ri.
Kam on août 6th, 2008
Merci Christophe pour ta mise au poing.
Effectivement j’ai vu la version française dans laquelle le keum s’appelle Micha et est russe…
Pour les gangsters asiatiques, je croient justement qu’ils reprochent à Hancock de les prendre pour des yakuzas ( ou alors des japs qui ne veulent pas être amalgamés à des membres des triades? Tu as mis le doute dans mon esprit mais je ne reste pas convaincu sur ce point).
Je ne m’attendais pas à ce que la communauté noire sois mise à l’honneur, juste y voir une auto-critique de la société américaine dont je ne suis pas un émule comme tu as pu le lire. Mais pour ça il vaut mieux voir un film tout public comme E-wall du très subversif studio Pixar…
Merci encore de pointer les différences qu’il y a entre des versions originale et traduite.
PS: quoi qu’il en soit ne vivons-nous pas dans un « bien triste monde »?
Christophe Maximin on août 6th, 2008
Non le monde n’est pas triste, sinon je me serai déjà tiré une balle ![]()
L’espoir fait vivre…
ciscoshow on août 6th, 2008
j’ai vu le film, pas très bon, faut bien le dire… la seule partie qui m’a plus, c’est la petite histoire avec la belle charlize… sinon, le reste, vraiment bof
frederic on août 6th, 2008
J’ai bien aimé Hancock. Je m’attendais quand même à mieux. Le film était « trop »… sûrement avec ce mélange des genres cinématographiques qui était d’ailleurs annoncé. En sortant de la salle, l’image de Hancock qui m’est restée n’est pas celui d’un super héros.
herve on août 6th, 2008
J’ai pas vu le film…on s’en fout!
Mais rolaaalaaaaaa, le titre de l’article c’est du pat’ a bèf!
Excellent!
Sinon, d’habitude, j’aime bien Will Smith, je trouve qu’il alterne bien les rôles comiques et plus dramatiques. Bon, visiblement ce sera un film à voir en « …humhum… »
floptwo on août 6th, 2008
Moi j’ai vu le film !!
Comme je ne m’attendais à rien je n’ai pas du tout été déçu. C’est un très bon film réalisé par un bon réalisateur. Comme pour les autres films, je ne me soucis pas de ses origines, ni de sa couleur de peau. Je vais voir un film réalisé par un humain destiné aux humains et quel qu’en soit l’ethnie.
J’étais très heureux de voir un film fais par un noir non complexé. Parce que si à chaque fois que je vais voir une film fait par un noir il faut que j’y vois ou que j’y cherche quelques dénonciations des situations des noires, ect… nous serions dans un bien triste monde.
Pourquoi se fatigué à décortiquer le film pour montrer l’absence de dénonciation des problèmes des noires. Si tu regarde bien le film, il dénonce des problème qui pourrait toucher n’importe quelle personne…
Donc je pense que c’est un bon film, très divertissant avec un scénario rebondissant. Je ne me suis pas endormi et j’ai bien ri !!!
Ceux qui ne l’ont pas vu allez le voir et attendez vous à voir un film et non un film de noir pour les noirs.
Boli on août 6th, 2008
Perso g aime le film, un film original ou pr une fois le super heros n’est pa kelkun issue de bonne famille, aillant fai de gdes etudes et s’etant entraine avec ls gde maitres de kung-fu, en clair un super hero plus humain avec ds sentiments, un caractere et des problemes.
Pr ce ki est de parler de la communaute noire, on connai tous la situation, pkoi des kun noir passe a la tele, radio, cinema ou ke sais-je dois t’il parler de lesclavage, aparteid ou koi ke se soit, pkoi cherchons nous toujours a etre traite differemment des autres.
Kam desole de te decevoir mais c un film comique mais non familiale, si tu vx entendre parler de la condition noir regarde les kelkes milliers de films ki st sorti ou les documentaire encore plus nombreux. Relax toi un peu et essai de sourire, tu verra ca te fera du bien.
Si tu te plais a considerer tt le monde par leurs couleurs leur rang social ou leur portefeuille, pr ma part j’aime a penser ke je ne suis rien de plus rien de moins ke ls autres 6,4 milliard d’humains sur terre.
Noir c la couleur de ma peau, afro caraibbeain mes origines et humain ce ke je suis…..
Jerome on août 6th, 2008
Le titre de l’article etait puissant, mais l’article lui-meme est pardonnes moi…
Clark on août 6th, 2008
Très bon film
joel on août 7th, 2008
Kam , effectivement les gangsters sont japonais et le gamin francais , dans la version originale.
Voir un film avec pour acteur principal un noir ne signifie pas se rememorrer la situation des noirs aux Etats Unis ou ailleurs , heureusement d’ailleurs.
Au contraire , le film ne fait aucune référence à la couleur de peau et je trouve cela sain . Will Smith est un comédien , il n’est pas que noir .
Pour la partie « going back to my roots » , re visionner Ali , superbe film.
Et pour terminer , un acteur noir interpretant le role principal dans un film francais avec le plan going back to my roots ou pas, me parait fort lointatin.
Nos enfants verront cela peut etre , moi de mon vivant , oh non !
Kam on août 8th, 2008
Post scriptum:
J’aurai du ajouter en conclusion que ceux qui ont aimé Hancock peuvent retourner au cinéma pour se faire enHulker par le gros maïs du géant vert.
Sans rancune pour vos commentaires mélaniques. Relisez le papier au lieu de vous focaliser sur deux phrases…
Notre environement: Saloptaj'... on septembre 1st, 2008
[...] Pixar, film d’animation réussi loin d’être une ordure cinématographique à la Hancock, dénonce nos modes de vie occidentale menant à la fin de la vie humaine sur terre. Néanmoins [...]
Cinéma:Euzhan fait son Palcynéma | Fwiyapin on février 8th, 2009
[...] De R-C-N à Nèg Maron, le chiffre de 40 long-métrages antillais a été avancé. Vous en connaissez au moins 10? La 13 ème mort du chevalier, le roman de Daniel Picouly inspiré de la vie du chevalier St-Georges n’a pas été adapté au cinéma parce qu’il n’y avait aucun acteur noir “bankable” selon les producteurs… La première étoile de Lucien Jean-Baptiste qui joue également dans Aliker sort prochainement alors que le dernier film de Guy Deslauriers n’a toujours pas réussi à être distribué en Hexagone. Quand ce sera le cas, il faudra se ruer sur les salles et pas pour aller voir les daubes de Will Smith! [...]



Christophe Maximin on août 6th, 2008
Je n’ai pas envie de développer, mais:
1- les premiers gangsters sont japonais et non chinois
2- l’enfant auquel tu fais référence est français et pas russe (voir le film en version originale)
3- plus important: si l’on devait, à chaque fois, aller voir un film avec un acteur noir en s’attendant à ce qu’il parle plus ou moins de la communauté noire, ce serait un bien triste monde. Je suis heureux de pouvoir aller voir un film simple, un « 4th of July Super Hero movie » comme Will l’appelle lui même, sans avoir à réfléchir à ce genre de choses, qui nous harcellent déjà suffisamment au quotidien