I have a Dream: Business and Creole people living togheter!
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Satyam monte en tribune!
Le développement économique des Antilles est un sujet « politique » presque banal. Il est le cœur d’un débat devenu mollasson et convenu, dont les avis se raidissent autant qu’ils anesthésient ceux qui les portent; les arguments se vident de leur sens. Ça en devient quelque chose de virtuel et d’abstrait, comme les sujets économiques et sociaux lambda que sont le pouvoir d’achat, le panier de la ménagère, ou le développement durable. Ce débat mériterait un bon coup de pied dans les burnes.
Car en y réfléchissant bien le fait est que les Antilles ont tout pour réussir.
Enfin soyons clair: les antillais ont tout pour réussir, mais personne ne va le leur mettre dans leurs mains.
Des infrastructures derniers cris : Aéroport, routes, centres d’affaires, réseaux de télécommunication etc. surement les meilleurs infrastructures de la caraïbe, et pourtant Digicel vient de la Jamaïque, et non de la Guadeloupe.
Des institutions pas si inactives que ça: Les Régions Guadeloupe et Martinique distribuent les subventions aux entrepreneurs et multiplient les appels à projets. Mettez les sites de vos régions en favoris et allez y faire des tours…souvent. Ils n’attendent que vos projets. Au delà de cet aspect vénal, entre les actions des CCI, des Régions, des organismes dédiés (CACEM), et autres services mis en place (Made In Guadeloupe), l’entrepreneur a tout à disposition.
Un média Internet, carrefour des possibles: Créer son activité, trouver l’information, des partenaires, des clients, cela n’a jamais été aussi simple, que depuis qu’Internet existe. Mettez Internet au cœur de vos stratégies. Cet outil devrait libérer l’imagination, et le champ des possibles pour nous.
Des cultures fortes dégageant des boulevards pour des idées de création: Mode, Cinéma, Télévision, Musique, Jeux Vidéos, BD, Littérature, Divertissement sont des secteurs où la culture antillaise peut être un facteur différenciant dans la conception de produits.
Les Antilles ont l’un des meilleurs systèmes éducatifs au monde: celui de la 4ème puissance mondiale. Il ne vous garantira pas la réussite, mais vous donnera tous les outils nécessaires. Ma tante professeur en Martinique, me disait qu’une idée saugrenue se rependait parmi les élèves d’années en années: que l’école c’est inutile, et encore plus les livres : ça n’assure pas un boulot à la fin. Il existe toujours ce mythe du millionnaire inculte as des business chelous. F**** ! Le rôle de l’école est de nous apprendre à apprendre pas de nous donner un boulot. Lisez, étudiez, et donnez de la valeur à votre cerveau, c’est votre plus grand capital.
Mais sur le terrain, ça ne se passe pas comme sur le papier
Le secteur du vin français, longtemps endormi, se réveille à coup d’innovations marketing, accouchant de packaging sexy, de ciblage sur le public féminin, et de refonte des circuits de redistribution et des points de vente. Le marché de l’alcool aux Antilles c’est le rhum, qui ne se bat que pour des médailles annuelles donnant droit d’apposer une étiquette de frimeur sur ses bouteilles.
Les surinamiens (du Surinam, ex-colonie hollandaise située à côté de la Guyane) inondent Amsterdam de restaurants déclinés sous toute formes de concepts, gavant les bataves, de sauces sucrés sur riz blanc. Les restaurants antillais sur Paris, sont rares comme les pied de banane debout après Hugo, d’une banalité affligeante, et d’une qualité souvent médiocre.
Les produits culturels antillais (littérature, cinéma, musique…) ont montré leur potentiel commercial mondial (Kassav, Aimé Césaire…) pourtant les labels inutiles et producteurs-amateurs, ignorants des concepts les plus simples du marketing et de la stratégie, voir du bon sens, font régner leur loi. Les maisons d’édition sentent la poussière, les grands auteurs actuels sont mieux compris par leur bull dog argentin que par leur public. La tradition culturelle antillaise, regorge d’images pouvant être déclinés dans tous les secteurs culturels (Jeux Vidéos, Séries, Téléfilms, etc…). La littérature antillaise devrait faire son introspection, il n’existe pas ou peu d’ouvrages « grand public », à l’image des œuvres d’Harlan Coben, Stephen King, Marc Levy, etc. qui raconte « juste » des histoires.
Les jamaïcains déclinent leur culture dans des tee-shirts sympathiques en vente en ligne, la mode antillaise est un point d’interrogation (?).
Les Antilles sont naturellement « exposées » à la grande opportunité d’être leader (au moins dans la région Caraïbe) dans la conception de solutions innovantes anti-sismiques, anti-cycloniques, de préservation de l’environnement; au lieu de cela, on se contente de remonter les pieds de banane et les 4×3 une fois le cyclone passé.
Mais pourquoi alors ce delta entre les opportunités et la situation réelle ?
Il y a des facteurs objectifs qui expliquent cela.
L’oubli des cerveaux d’abord. Vous ne connaissez pas ? C’est la fuite des cerveaux poussée à l’extrême. C’est le haut potentiel antillais une fois son diplôme d’une grande école mondiale en poche, qui oublie d’où il vient, privant sa région de compétences de haut niveau. Pas besoin d’être sur place pour participer à la vie économique locale, on peut créer, investir, accompagner à distance. Mais la mémoire, c’est bizarre, des fois, ça revient vers 60 ans et l’heure de la retraite….
Prédominance de l’action politique et syndicale. Une pensée commune non exprimée sur la situation antillaise (appelée insight par les marketers) est que seule l’action politique et syndicale peut développer le pays. « La solution est l’indépendance : passons à l’action! »
On perd du temps avec cette idée, mais plus grave encore, en durcissant la confrontation syndicat/patronat (qu’on aura vite qualifié de « blanc », marginalisant les patrons « noirs » et les culpabilisant d’être…patron), on enferme les antillais dans la position de salarié. On passe plus de temps à lutter contre les effets du problème, qu’à chercher les solutions. Le seul effet bénéfique que pourrait avoir l’indépendance, ce serait de mettre les antillais face à leurs responsabilités. Créons des communautés régionales indépendantes économiquement, ce sera déjà pas mal.
Emulation à l’entreprenariat, et à l’excellence. Deng Xiaoping a lancé aux chinois en 1978, « Enrichissez vous ». Rien de mieux n’a été trouvé depuis pour pousser un peuple à l’entreprenariat…
Mais il n’y a pas d’argent! Comment peut-on entreprendre sans argent? Demandez à Olivier Laouchez co-fondateur de Trace comment il a fait. Il est allé aux États-Unis trouver des investisseurs avec juste un business plan dans les poches. Les grands travaux de Fort-de-France sont financés par des investisseurs caribéens. Le système économique est bien fait, les entrepreneurs ne doivent s’occuper que de créer, les investisseurs s’occupent de l’argent. Je n’ai pas dit que c’est facile et que ça pousse sur les arbres nommés Investissorus Lachagedefrikae. Mais si vous avez les meilleurs idées, le meilleur business plan du moment, l’argent viendra comme par magie. Ayez ça en tête, travaillez votre business plan.
L’excuse de la taille des marchés intérieurs est souvent avancée par les entrepreneurs équipés d’œillères. La Guadeloupe, plus la Martinique, plus la Guyane, c’est trop petit, pour se développer. Pas pour Hayot, Ho-Hio-Hien, etc. qui ont bâtit des empires. Et la Caraïbe vous connaissez? Et Digicel, comment ont-ils fait? 120 millions de caribéens qui ont des cultures proches de celles de nos îles, est-ce un marché trop petit? C’est en tout cas suffisant pour commencer, le reste du monde vous attend…
Tous ces facteurs font que la population afro-antillaise se cantonne au rang de consommateur, gavée de produits pas forcément faits pour elle, faits par des entrepreneurs bien entreprenants. Ont-ils tort? Non, si l’on regarde le comportement de la ménagère (et du ménager), qui ne pense à aucun moment qu’ils peuvent aussi créer de la richesse, quand ils remplissent leurs paniers…
Des solutions à l’horizon ?
Aimé Césaire avait « suggéré » à ses compatriotes d’investir leur culture pour créer. Il parlait sans doute de création artistique. Mais cette suggestion ne peut que s’appliquer aussi au domaine entreprenariale. La culture antillaise est l’avantage concurrentiel que nous avons sur le reste du monde. Se différencier par la culture est notre opportunité exclusive, comme pour les indiens de faire des films de Bollywood, les surinamiens de faire de la cuisine surinamienne, les jamaicains de faire des tee-shirts jamaican style…
Étudiez, travaillez votre cerveau, comme Rocky ses pectoraux. Trouvez les idées, façonnez une stratégie, bâtissez des équipes, construisez des business plans solides, démarchez les investisseurs là où ils se trouvent, en Europe, où vers des contrées plus ouvertes comme le Royaume-Uni ou les Etats-Unis. Je suis sur qu’il y a aussi quelques milliardaires africains prêt à défendre votre cas. Il parait qu’il y a aussi de l’argent en Inde, en Chine. La terre est plate, et c’est bon pour vous.
Le tableau est loin d’être uniquement sombre, la communauté antillaise économique et professionnelle s’organise de plus en plus, revendique le fait d’être fière de sa culture (Otodidakt), des start-up made in Martinique existent même (weXpay,…), des entreprises apprennent à travailler ensemble pour être plus fortes (Chrysalia) et rêver hors de leurs frontières, des hauts potentiels formés à l’étranger misent sur les Antilles (Olivier Laouchez), un média Business Lifestyle voit le jour (BeSmart), etc.
Vous n’avez désormais plus le droit de critiquer la situation économique antillaise actuelle et ses acteurs, vous avez le devoir de la changer, et de bousculer ces même acteurs. Vous avez le devoir de vous imposer, d’entreprendre, de créer, de montrer les dents, et de tout défoncer. Vous le devez à vos enfants, vous le devez à ceux qui ce sont battus pour nous, pour peu que vous ayez un minimum de convictions.
Pour aller plus loin, je ne saurais que vous conseiller la lecture du Manifeste de JR&M, qui est un petit chef-d’œuvre de cynisme clairvoyant à mon humble avis…
33 Commentaires
McBokit on septembre 4th, 2008
Satyam, je ne peux qu’être d’accord avec toi et encourager les antillais à poursuivre. Mais je croyais que fwiyapin c’était des gauchistes, lol?
Beau pti discours en tt cas. Je suis d’accord sur tout…
kenois on septembre 4th, 2008
Yes I. Entièrement d’accord, plutôt que de se battre sur des questions stériles, mobilisons nous pour créer de la valeur et arrêter l’inhibition
satyam on septembre 4th, 2008
@guga : je suis content si l’article ta motivé !!!
@McBokit : ah la la comment on a été catalogué !! looool ! Mais sérieusement esprit d’entreprise, et conscience sociale peuvent aller de pair!!!
François on septembre 4th, 2008
Satyam, avec cette pensée, ou est-tu le plus utile ? dans le le monde économique ou dans la politique ? Les deux mon général. C’est pas « Be Smart », c’est « You are Smart ».
Shaka Zulu on septembre 4th, 2008
Mi bèl pawòl Satyam. Digicel ola i sòti kon ou ka di? Jamayik. Dayè pou yonn péyi-la sa kay òwganizé faz final a chanpyona Karayib-la an foutbòl, on chanpyona kè yo kriyé « DIGICEL caribbean Championship ». An ja di zòt sa, sé péyi-la sa ka pòté mannèv alò pou ki biten Gwadloup,Matnik é Gwiyan pé pa fè menm biten? Awa an té ka obliyé!… Nou ni on bopè non ay sé la FWANS!
samuel_otdk on septembre 4th, 2008
je pense qu’il faut pas qu’on fasse l’amalgame entre des entreprises qui réussissent en étant originaire d’un pays et l’essor économique d’un pays…
et puis, faire une entreprise en guadeloupe veut pas dire obligatoirement emmener de la richesse en Guadeloupe… je m’explique, si ton entreprise à pour but de prendre l’argent du guadeloupéen pour l’injecter dans l’économie de ta guadeloupe, ben au final la guadeloupe ne gagne pas un rond.
il faut emmener l’argent de l’extérieur, et c’est là où ça se complique.
pour l’instant il y a deux choses qui ramène de l’argent en guadeloupe : l’état (fonctionnaire, etc..) et le tourrisme.
ce qu’il faudrait c’est une entreprise basée en guadeloupe ayant un marché sur la caraibe ou en tout cas une autre région que la guadeloupe elle-même (ou la martinique, ou la guyane etc)
sauf que voilà, en tant que français pour que l’on fasse du business avec la dominique il faut des accords entre l’europe et la dominique … ![]()
il y a un travail énorme à faire dans un premier temps dessus, je crois qu’en ce moment taubira est à la tête d’une commission qui travaille dessus …
profiter des alliances et du marché américain (venezuela, antilles, usa, etc …)
donc je pense que l’article est un sorte de cri, d’appel à à l’émancipation entrepreunarial de la guadeloupe mais qu’il manque des facteurs importants.
Sincèrement, faire du business comme les békés en guadeloupe ça m’intéresse pas moi (j’ai dit moi Guga pas la peine de me manger
), si je fais du business en Guadeloupe c’est pour enrichir la Guadeloupe pas pour m’enrichir au profit des Guadeloupéens sinon je peux le faire ailleurs, c’est mon avis.
PS : en ce qui concerne le tourisme j’ai déjà dit ce que j’en pensais…
pasgwa on septembre 4th, 2008
il y a pas mal d entreprises de gwada dans la caraibes tu as LORET, GADDARHKAN, BLANDIN, ATS SECURITE,et bcp d autres
d ailleurs voici les liens
http://www.ats-antilles.com/
http://www.loret.net/index.php
http://www.gjg.fr/index.php?option=com_content&task=view&id=42&Itemid=93
http://www.blandin.gp/voyage.php
Apres ont peut se poser la questions du retour de l investissment en guadeloupe
Nattynanou on septembre 4th, 2008
Moi je taf dessus…. tout a fait d’accord avec toi… On part se former, on retourne creer… Hauts les coeurs!!!
Et arretez de vendre la terre (j’avais ca a dire)
guga on septembre 4th, 2008
T’inquiète pas je te mangerais pas lol quoique ta vision de l’economie antillaise me laisse perpelexe.
Mais le bon coté des choses c’est qu’on sera jamais des concurrents directes et on aura jamais les mêmes idées lol
herve on septembre 4th, 2008
Samuel-Guga: un marquage à la culotte
J’adore!
guga on septembre 4th, 2008
et ouais ca demande des années d’entrainements ….lol
satyam on septembre 4th, 2008
@samuel : ben tous les exemples que j’ai donné sont des produits exportables…
aussi l’important n’est pas à qui tu vend mais ou est situé ton entreprise, c’est pour ca que tous les pays occidentaux se battent pour avoir les sièges des entreprises chez eux ET de faire en sorte de protéger ses marché intérieurs.
Exemple imaginaire : A la place du MacDo le Fredo Burger lance une chaine de restaurant aussi performante que la chaine américaine. Ce n’est pas uniquement des emplois de caissiers serveurs qui sont créés, mais des emplois de cadre, administratif, plus de budget marketing pour les agences locales, plus de locaux sur place qui impact le marché immobilier, surement plus d’appel à des fournisseurs locaux, etc…
Même si le Fredo Burger ne reste que sur le marché local… Si tu peux pas générer de la richesse grace ton marché interieur, ce sera encore plus difficile de le faire à l’extérieur…
Il faudrait pouvoir conserver sa richesse avant de se développer à l’international en gros… réduire ses importations et ensuite penser à développer ses exportations.
C’est comme gérer ses économies : il faut éviter de dépenser ET gagner plus d’argent. C’est la balance commerciale qui est l’indicateur de cela et elle est très fortement déficitaire aux antilles (dixit wikipedia…).
Si on suit ton raisonnement on laisse filer l’augmentation des importations… Pour réduire ses importations il faut consommer local et pour cela il faut que des produits concurrentiels existent… (le label « Production locale » sur des produits mauvais ou trop chèr je crois pas que ca marche…) donc entreprendre.
guga on septembre 5th, 2008
ah merci satyam j’aurais pas pu mieux faire en terme d’explication…..
Completement d’accord avec toi…
jessysexy on septembre 5th, 2008
Franchement! Applaudissements, svp!
C’était clair et pas concis (ça on s’en fout) mais c’est du beau que nous a pondu là!
Moi-même, je réfléchis à THE projet de boite que je pourrais monter pour moi et ma petite Gwada!
C’est bien vrai que nos cerveaux devraient revenir voir ce qu’ils font pour leurs pays, au lieu de s’affiche de gwada ou de madinina seulement sur leurs vetements et leurs colliers! (si si je suis de Gwada, j’y vais à chaque vacances)STOP AU BRAIN STORMING (fuite des cerveaux) lass malpalé, pran dé main aw et vinn travay’..
samuel_otdk on septembre 5th, 2008
Satyam dit : « aussi l’important n’est pas à qui tu vend mais ou est situé ton entreprise, c’est pour ca que tous les pays occidentaux se battent pour avoir les sièges des entreprises chez eux ET de faire en sorte de protéger ses marché intérieurs. »
Pour moi ça c’est pas vrai.
Les deux facteurs sont aussi important.
Mais encore une fois je ne dis pas que ta vision n’est pas bonne, je dis juste que ça ne ressemble pas à ce que MOI je veux pour mon pays.
Pour faire choc Satyam, BMW, AUDI, MERCEDES sont des entreprises qui ont réussies grâce au nazisme…
Ce que je veux te faire comprendre, c’est que moi depuis 3 ans je réfléchis à une idée d’entreprise qui vendrai qq chose ou un service au monde pas à la guadeloupe… parce que pour moi la FIN ne justifie pas les MOYENS.
Autre chose tu avances des choses qui me semblent à vérifier… ils me semblent que les pays occidentaux se batent pour garder les sièges simplement pour leur bourse… mais le marché intérieur n’est pas spécialement le but d’ailleurs elles sont toute multinationnale ou presque, regarde les ténors de notre CAC40 de Wall Street et autre, les TOYOTA, WINDOWS et autre ont ciblé le monde pas leur pays… ils ont une offre qui certe plait chez eux mais au monde aussi et pour MOI c’est là ma voie.
Pas trouver un truc que le Guadeloupéen, le martiniquais etc … a envie de consommer pour en faire mon profit… ça ne m’intéresse pas.
Après chacun son truc…
PS : Hayot c’est 15000€ CA en Guadeloupe sans doute autant dans les autre DOM de la Caraibe, mais il a compris que c’était pas un marché suffisant et il est présent sur tout le Globe : http://www.gbh.fr/implantations/
par contre j’ai un grand respect pour HO HIO HEN (père)
herve on septembre 5th, 2008
Je vois ce que tu veux dire, Samuel…sauf qu’une économie n’est pas faite qu’avec des entreprises du CAC 40, ou des sociétés cotées en bourse…
Toi tu veux vendre un truc global, mais on ne peut pas , exiger de chaque guadeloupéen ou martiniquais qu’il ouvre une boite qui sera cotée en bourse…
samuel_otdk on septembre 5th, 2008
ah non du tout…
je le redis, je parle de mon rêve à moi …
mais regarde, il y a un mec qui vent des petits sachet de sucre de canne emballé pour les sociétés aérienne et autres (donc pas pour le marché Guadeloupéen) ben typiquement chapeau ! ça va dans mon sens A MOI
satyam on septembre 5th, 2008
Samuel, tu extrait un petit paragraphe que tu retournes. Mon propos est bien plus complet et détaillé que ca, et englobe la motivation à exporter, des explications que je rajoute ensuite sur la balance commerciale, etc…
Si tous les employés de ton mec qui vend les petits sachets de sucre n’achètent que des produits étrangers, et bien toute la richesse créée s’évapore… ca ne créé pas de la richesse durable, a moins de faire aussi bien que les allemands sur les exportations…
Aussi ca peut déboucher sur des cas abbérants comme en Afrique où certains Pays exportent toute leur production locale, ne sécurise rien pour le marché intérieur, et la population est obligée d’acheter 10 fois plus chèr les trucs issus du pays juste avec le logo d’une marque étrangère !!
Je ne connais aucune entreprise qui s’est développé à l’international et hors de son marché local. Ca ce n’est plus de l’économie, mais de la stratégie d’entreprise :
si tu regarde l’historique d’hayot sa première action hors d’un DOM date des années 90 soit près de 30 ans après sa création !!!
Bill Gates(Microsoft), ou Steeve Jobs (Apple) ont commencer par vendre des PC à leurs amis, et aux entreprises à coté de chez eux !
Total est allez chercher le pétrole où il était mais c’était d’abord pour le vendre en France.
Sanofi vend des médicaments d’abord pour les maladies des occidentaux !
Les entrepreneurs créent des produits souvent d’abord pour eux, des produits qu’ils aimeraient utiliser, et qui apportent de la valeur pour les gens qui leurs ressemblent. Ca à l’air con mais pour t’en convaincre lis ca, c’est mon livre de chevet du moment, j’ai vu qu’il y avait aussi la version francaise à la fnac :
http://www.amazon.fr/Founders-Work-Stories-Startups-Early/dp/1590597141/ref=pd_ys_iyr1
Mais sinon je comprend pas trop parceque ca on la dit dans les commentaires, mais l’article est très tourné vers les exportations : je parle de restaurants antillais à paris, de potentiel commercial mondial pour les produits culturels, etc…
Sinon sur le fait (qui est en filigrane dans ton propos) que vendre des produits aux antillais est mal, je reste profondément perplexe… Surtout quand on est les premiers à dire qu’on ne trouve pas les produits qui vont bien avec nos cheveux, la musique sur laquelle on aime danser, les films que l’on aimerait voir, l’humour qui nous fait rire, les aliments que l’on aime…. FUBU means what ?
Joey Joey on septembre 5th, 2008
salut,
une idée pour les futurs entrepreneurs :
Des GPS pour les voitures
Le marché a explosé en Europe, à mon avis, connaissant l’amour des antillais pour leur voiture et la difficulté pour un « étranger » de cartographier la Guadeloupe (beaucoup de lieu dit), je pense que ça pourrait marcher. Surtout en ajoutant les alertes radars.
http://www.openstreetmap.org/
Une idée en plus : un assembleur de PC qui proposerait du linux (je suis moins sur de la réussite)
isabelle on septembre 5th, 2008
Argumentaire bien construit Satyam, qui fait l’effet d’un arrière-train de Madame Jacques…dans le derrière! ![]()
Ca donne envie de se lancer ds l’aventure, moi-même l’an dernier j’ai eu l’idée (peut-être saugrenue) d’une boîte mais bon j’ai mis le projet ds un placard et je l’ai oublié lol.
Sinon ma spécialité étant la création de PME je tiens quand même à souligner les difficultés des projets. J’accompagne des créateurs d’entreprise pour la plupart bénéficiaires de minimas sociaux (étude de marché, prospection, business plan, statut juridique) et voici les probs qui se posent souvent:
– Formation très standardisée ds les chambres consulaires et parfois inadaptée à certaines activités, notamment pr les artistes
– Non recours à des structures d’accompagnement en matière de gestion et de communication, c’est-à-dire que les créateurs ont du mal à appréhender ces aspects du métier de chef d’entreprise (« j’apprendrai sur le tas »)
– Les créateurs sont conscients qu’il leur faudra bosser comme des boeufs pr parfois gagner que dalle o moins la 1ère année, la motivation est là, mais c’est dur de joindre les 2 bouts qd on n’a déjà pas bcp d’argent, et ce malgré les aides, exonérations et autres prêts à 0%
– Le RSI (Régime Social des Indépendants) cauchemard des petits entrepreneurs avec ttes les charges sociales (environ 38% du CA), sachant que les exonérations prévues par l’ACCRE sont partielles et pas éternelles
– Les reprises d’entreprises sont bcp plus difficiles et onéreuses que les créations pures, sans compter le fait que ds certains cas, le cédant cache un mort ds le placard (salarié non déclaré, compta falsifiée, fournisseur délicat…)
etc, etc…
Je ne veux surtt pas décourager, mais il faut seulement être prêts à se marer les reins même pr les plus petits projets. Il existe des soutients divers aux créateurs et repreneurs: pépinières et couveuses d’entreprise, incubateurs, boutiques de gestion. CES STRUCTURES SONT QUASI GRATUITES!!!
Renseignements sur le net bien sûr mais aussi ds les CCI/Chambres des Métiers, ANPE (s’ils font bien leur boulot), Conseil Général aussi je crois.
En tt cas si l’on a un projet et que l’on veut se lancer, ne pas hésiter à frapper à ttes ces portes. Les études montrent généralement que même qd le projet n’aboutit pas ou que l’entreprise est finalement liquidée, les créateurs estiment que l’expérience leur a apporté des compétences nouvelles et transférables à d’autres secteurs d’activité.
satyam on septembre 5th, 2008
Ben tiens Isabelle et les autres, quand je vois tous les gens qui disent, qui ont des idées, voir un projet, et des compétences, ce serait sympa de créer une chronique, création d’entreprise, avec des témoignages et conseils sur des sujets précis !
Vous en pensez quoi ?
isabelle on septembre 5th, 2008
Ben étant donné que je suis en plein dedans, en tt cas observatrice grandeur nature et un peu actrice (actuellement ds une Boutique de Gestion)…WHY NOT? je pourrais choper des infos, on a pleins d’anecdotes sur nos créateurs!
frederic on septembre 6th, 2008
L’article est puissant!
eric on septembre 7th, 2008
bonjour chaque lecteur posez vous la question es que je m’investis dans les projets communautaire ?
karuk971 on septembre 7th, 2008
Dans le principe n’importe qui de lucide adhère au propos.
Cependant, l’analogie avec des entreprises comme Apple me semble inadéquate, en raison du contexte socio économique complètement différent.
Je garde espoir effectivement d’un développement structurel de ma Guadeloupe chérie, cependant les discours technique auto centrant et gargarisant nos compétences ne nous meneront à rien encore une fois.
Nous passons on dirait de la culture des réunions dans des salles des fêtes à celle des posts dans les forums, personnellement c’est la première fois et surement la dernière que je réagi sur le web dans ce type de débat.
J’attire moi le point sur les tentatives de mises en place de réseaux sociaux « antillais » sur le web.
Ce matin par exemple, l’adresse http://www.uisdom.org/ est down.
Le référencement des autres site sur Google est déficient. On ne retrouve que des articles de presse et c’est à la page 10 que l’on a des liens plus ou moins éclairant.
Or l’internaute dépasse rarement la page 3 des résultats d’un moteur.
il y’aurait beaucoup de choses à redire, mais
karuk971 on septembre 7th, 2008
Sorry, j’ai cliqué un peu vite
pour reprendre :
il y’aurait beaucoup de choses à redire, mais du point de vue des réseaux sociaux « ANTILLAIS » à savoir francophone, Hispanophones, et anglophones », qui d’un point de vue pratique peut en citer un ?
D’autre part étant expatrié à l’étranger je rencontre sur ma route beaucoup d’antillais 5encore une fois anglophones, hispanophones, francophones), et combien d’entre nous dans notre mode de pensée il faut le dire franco-français parlent « fluently » une autre langue et/ou ont eu le courage de quitter les ports d’attaches habituels pour se constituer des réseaux efficaces ?
Surement ceux qui aujourd’hui collectent enGuadeloupe et ailleurs les fruits de la réussite, non ?
Donc, en résumé les discours sont beaux, l’émulation aussi, mais soyons pratique, car les chroniques ou autres encore une fois ne ferons que montrer que nous ne sommes que des intellos et dans la pratique celui qui ne lit pas ou n’a pas la chance d’avoir eu un cursus, restera basique dans sa vision du truc.
Je veus dire par là que quand sur le terrain il continuera à observer qu’un bac+5 au pays touche le même salaire que lui, pourquoi l’encourager lui et ses enfants à étudier ?
Bref… on tourne en rond lol
Cependant, ne relachez pas vos efforts de réflexion,….. mais les antillais de l’étranger de l’étranger ont en général choisient des voies différentes pour rentrer fort au pays, car le brouilard franco-français fait qu’il y’a trop de carambolages d’esprit bien pensant qui en dépit de bonnes intention s’entrechoquent et n’aboutissent qu’à ….
Tchao
satyam on septembre 7th, 2008
ben c uisdom.net c’est pas down, et le réseau est là : http://uisdom1.ning.com/ Tu peux aider à le faire vivre !! tu veux que je te mette admin ?
Sinon je suis d’accord avec toi il faut allier le geste à la parole : compte sur nous !! On prépare plein de trucs là !!
Maxime on septembre 9th, 2008
Félicitations pour ton article Satyam
et comme tu parles d’un réseau social, je me permet de citer celui des entrepreneurs de la caraïbe: http://caribbean-entrepreneur.com/france
A bientôt
Jeunerebeumillionnaire » Blog Archive » LE MANIFESTE EN SLIDESHARE on septembre 10th, 2008
[...] a a produit un excellent article sur ce qu’il considère être un gachis des potentialités économiques des West [...]
Constant on septembre 11th, 2008
Bravo pour ton papier. Enfin un article qui fait réfléchir. Que beaucoup de jeunes décideurs devraient lire. Bravo! Bravo!
tipoliann on mars 27th, 2009
je suis 972 j’adhère a ton idéée de réseau, je suis mo même créateur d’entreprise depuis un certain nombre d’année et les chutes et rechutes je les connais des témoignages je peux d’en donner, alors quand ton réseau sera crée, tu peux compter sur ma participation. Au plaisir de te lire bravo!!!
tipomliann on mars 27th, 2009
excuses moi rectification sur le nom de mn email
tipomliann@orange.fr



guga on septembre 4th, 2008
Franchement apres ca si on est pas motivé je crois qu’on peut pas faire mieux…La tu m’a redonné une couche de motivation en plus en ce 4 Septembre…lol je t’en remercie…
Je suis complètement d’accord avec toi…
Mais comme je disais on a un peu peur de prendre des risques mais bon j’ai bon espoir que la mentalité change un peu…
Faut juste pas baisser les bras et croire en ses projets…
Foss pour ceux qui se lancent dans des projets…