Lyannaj kont Profitasyon jambé dlo
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Cela fait 10 jours que la Guadeloupe est en tension sociale. Grèves, barrages, stations services fermées. Qui aurait cru que le mouvement initié le 20 janvier aurait perduré jusqu’au 29, jour de manifestation unitaire au niveau national. Elie Domota, le porte-parole du collectif Lyannaj Kont Profitasyon a eu ses propos après le départ du préfet de la table des négociations mercredi: « Quand le château brûle on s’en fout des écuries » Dans la bouche du syndicaliste, le château doit être comparé à la France hexagonale et les écuries aux colonies outre-mer. Dans l’écurie, la bétaillère ou la porcherie, l’atmosphère devient asphyxiante tant le dialogue social a du mal à s’établir et la situation est explosive. Bien sûr dans le château ça chauffe mais ça ne brûle pas tout à fait. La plupart des membres de l’équipe Fwiyapin, ce n’est un mystère pour personne, ne résident pas aux Antilles. Nous avons néanmoins suivi la manifestation dans la capitale.
De l’opéra à l’opéra: une comédie maintes fois jouée
14h30 opéra de la Bastille. La place est déjà noire de monde et rouge de drapeaux CGT. Il fait beau mais froid. Les manifestants sont au rendez-vous. Durant les deux heures qui vont suivre, de nouveaux participants au rassemblement vont densifier d’avantage la foule. Les employés de l’opéra ont déployé une grande banderole, les lycéens ont investi la colonne. Le génie de la Bastille et les agents du Renseignement Intérieur (ex-RG) contemplent cette foule, relativement jeune, composée de salariés du secteur privé comme du public. Les banlieusards et parigots ont pris la Bastille et ont demandé, à défaut de la décapitation du roi, sa démission. Le Boulevard Beaumarchais se retrouve affublé d’affiches de partis politiques. Lutte Ouvrière vend son journal qui aborde la grève en Guadeloupe. L’ambiance est bon enfant et pour lutter contre les basses températures les buvettes syndicales ont de la bière pas chère pour se réchauffer. Quelques pauses pipi sauvages plus tard sur les façades du Crédit Lyonnais et de BNP Paribas, l’arrivée de la manifestation pacifique à l’opéra Garnier est salué par les manblos qui entament l’asocial dialogue avec quelques excités venus en découdre. Plutôt que de parler chiffres et revendications, nous vous proposons quelques photos originales réalisées par nos soins. Comme en Guadeloupe, le peuple a pris la rue pour de multiples raisons: coût de la vie, peur de perdre son emploi et de finir clochard, réformes injustes, argent distribué aux banquiers et pas aux foyers les plus modestes. La grève n’est pas reconductible, et vendredi tout le monde fera comme si de rien n’avait été: métro-boulot-dodo loin de l’actuelle radicalité guadeloupéenne.
8 Commentaires
Avis sur le Sarkoshow à chaud | Fwiyapin on février 5th, 2009
[...] jeudi 5 février, après les manifestations du 29 janvier le Président de la République française a voulu renouer le monologue social avec ses gueux [...]
Flame on février 9th, 2009
Le Président du MNDP a sollicité la fin de la grève et la poursuite des négociations le dimanche 8 Février 2009 sur RSA à Sainte-Rose
Discours du Mouvement National Démocrate Pointois
La plateforme de revendications « Lyannaj Kont Profitasyon » traduit un malaise social, répond à une attente du peuple guadeloupéen en souffrance avant et après la départementalisation de 1946 qui a été l’instrument du colonialisme pour assimiler un peuple.
La plateforme de revendications pose des problèmes réels réclamant les solutions à ces problèmes pour mettre fin à la crise sociale , rétablir la dignité de l’homme par le travail et le droit à la consommation engendré par la hausse des bas salaires , la baisse des prix à la consommation, la baisse du prix du carburant , un programme de formation adapté accessible à tous , des avancées dans le domaine de l’agriculture et la pêche, des mesures en faveur de l’emploi des guadeloupéens, la modernisation et l’adaptation des services publics lié à l’eau, la santé, l’énergie, le transport , un nouveau projet d’aménagement du territoire , des mesures en faveur de la culture et cette liste n’est pas exhaustive .
Il s’agit bien d’un ensemble de mesures constituant des avancées sociales mais en aucun cas d’un projet de société global et systémique s’attaquant au fondement même de l’économie guadeloupéenne, une économie caractérisée par une production locale quasi inexistante (énergie fossile, énergie renouvelable, fruits et légumes, cultures maraîchères et biens de consommation) .L’économie est dite d’importation ou de consommation de produits extérieures avec une augmentation du déséquilibre de la balance commerciale observée sur les dix dernières années.
Le futur projet de développement économique pour la Guadeloupe devra répondre à la question suivante : Comment transformez une économie dite de consommation et d’importation en une économie productive et d’exportation ?
En dépit de toute la bonne foi et la légitimité du cahier de revendication du collectif « Lyannaj Kont Profitasyon » ,d’un côté la grève est justifiée , la méthode est contestable même si on comprend le recours à cette stratégie et ce rapport de force pour aboutir à une négociation .D’un autre côté la grève est injuste car elle frappe brutalement 90 % des entreprises , les TPE qui constituent le plus gros employeur et un tissu fragile condamnées à disparaître pour un nombre important si cette grève dure trop longtemps ce qui aura pour conséquence directe de nombreuses pertes d’emplois qui ne seront pas compensées.
Je crois qu’on ne construit pas sur des ruines et ce n’est pas lorsqu’on aura abouti à l’extinction de ceux qui embauchent la majeure partie des travailleurs qu’on aura gagné le combat.
Comme je disais dans l’appel à « LA NON VIOLENCE » lancé aux syndicats, au LKP et aux parlementaires et élus guadeloupéens le dimanche 25 janvier « Il faut vivre la Révolution pacifique » et surtout « les TPE doivent survivre » à cette crise sociale sinon ce sera le chaos social .
En ce sens le Cahier de revendication n’est pas en l’Etat un vrai projet de société qu’il nous reste à construire , mais il comporte des éléments qui peuvent s’ajouter à ce projet global et systémique qui pourrait s’appeler le Grenelle du développement durable incluant un projet global pour l’agriculture , le tourisme , l’énergie , l’éducation, la santé, la formation , l’aménagement du territoire , la culture, les services publics et privés , la recherche et l’innovation , la défense et la politique extérieure .
Je rejoins Willy Angèle quand il dit qu’il ne faut pas se tromper de combat.
En ce sens il faut bien entendu poursuivre les négociations et arrêter cette grève trop coûteuse pour l’économie guadeloupéenne car ce n’est pas une solution à l’ensemble des problèmes de la Guadeloupe.
Quand l’Etat aura donné satisfaction à l’ensemble de la plateforme de revendication que je soutiens , ce qui constituera un progrès social irréversible et une bonne chose pour le peuple guadeloupéen qui retrouvera sa dignité par le travail et le droit à la consommation, la Guadeloupe continuera à être une plateforme de consommation car nous n’auront pas répondu aux problèmes du « système économique » hérité de l’esclavage qu’il faut transformer en système productif s’appuyant sur les matières premières locales et les richesses de l’île . Car jusqu’ici nous n’avons fait que de déplacer le problème et ceux qui étaient les maîtres des habitations autrefois sont devenus les capitalistes de l’import export qui continuent à s’enrichir sur le dos des guadeloupéens exploités de manières injuste sans un équitable partage de la richesse produite par les travailleurs .
Il faut poursuivre la négociation dans un climat de paix c’est-à-dire la suspension de la grève pour garantir le bon fonctionnement et la survie des entreprises et des emplois.
mndp on mars 4th, 2009
Les gros patrons qui exploitent le peuple guadeloupéen de manière injuste tenu en « esclavage moderne » en raison de leur mépris inacceptable et intolérable et leur refus de permettre une hausse du pouvoir d’achat des travailleurs guadeloupéens qui leur permettrait de vivre dignement par la capacité de subvenir aux besoins primaires et indispensables au bien être de leur famille par le capacité de manger à leur faim , se déplacer , se vêtir , être libre de penser et de s ‘épanouir qui serait rendue possible grâce au versement d’une subvention de l’Etat et des collectivités locales . C’est pourquoi nous demandons aux guadeloupéens à partir d’aujourd’hui de faire le choix de consommer au maximum local et d’abandonner les instruments de la colonisation et de l’esclavage moderne, ces grands espaces d’importations qui tuent la production locale sans aucune contrepartie. Il est désormais de notre intérêt de nous organiser pour permettre de casser ces monopoles de la grande distribution par la mise en place de « Marchés locaux » qui auront pour objectif principal la défense de la production locale, la garantie de l’emploi durable des guadeloupéens , la préférence à l’embauche à compétence égale et la garantie d »un pouvoir d’achat leur permettant de bien vivre . Ces derniers sont entièrement responsable du changement irréversible engendré par leur manque de considération et de respect envers le peuple guadeloupéen solidaire et déterminé à un partage équitable de la richesse produite par les travailleurs au profit des travailleurs .
mndp on mars 4th, 2009
En ce qui concerne le Métisse du MEDEF qui est engaissé par les profiteurs pour se taire il nous rappelle les métisse de la période esclavagiste qui était déjà du côté des « Maîtres » se considérant commme une race à part et supérieures aux Nègres , triste « paradoxe » . En ce qui concerne les colons la dernière fois ils ont pu fuir et bénéficier de la complicité de l’Etat colonial mais cette fois il n’échapperont pas à la souveraineté du peuple guadeloupéen qui demande déjà réparation et qui bientôt réclamera son du . Soyons plus que jamais attentif et surveillons les tentatives de bétonnage précipité .
Nou ka di yo bien avan yo ay va tè en nou ba pon moun , le Gouvernement Guadeloupéen souverain ni on droi a préférance é si yo koninié kon sa nou ké fè yo foukan en péyi an nou
La prophétie on avril 1st, 2009
La prophétie
Ce n’est peut- être pas un prophète mais c’est bien un visionnaire qui avait annoncé déjà après 2003 dans le fameux documentaire « guadeloupe avenir » et l’idéologie de la démocratie nationaliste , stade suprême du colonialisme , la crise sociale de 2008-2009 survenue en guadeloupe et qui a gagné la caraïbe .En effet le mouvement lkp dans sa constitution , sa forme et son expression est certainement l’expression profonde du nationalisme guadeloupéen masqué et légitimé par un slogan populaire « le pouvoir d’achat » .La « gwadloup sé tan nou , la gwadloup sé pa ta yo » résume ce sentiment d’appartenance à la terre , cette affirmation de l’identité et de la culture maladroitement exprimée et parfois mal vue et déformée .
Le LKP doublé par l'Etat et les Néocolonialistes on avril 12th, 2009
Les Néocolonialistes nègres de la bipolarisation Droite -Gauche en échec depuis la Départementalisation de 1946 et le Référendum du Congrès Guadeloupéen avorté du 7 Décembre 2003 tentent d’enterrer à nouveau le débat sur l’évolution institutionnelle et la nécessité de dessiner un nouveau Projet Guadeloupéen répondant à la volonté du peuple par le peuple et pour le peuple et qui pour la première fois aurait la possibilité de décider de sa destinée . Et tout cette mascarade a lieu en complicité avec le pouvoir central colonial anti-nationaliste .La lutte pour la conquête du pouvoir à l’aveil des élections régionales est sans limite .les dynosores continuent à décorer le petit peuple de Guadeloupe alors qu’ils ne font rien pour faire appliquer l’accord Jacques BINO qui a été saucissonné .L’heure de la Libération coloniale à sonner ! La Gawdloup doit se drésser et Dire NON à la démagogie , Non à l’injustice, Non à la profitasyon et Non à la Mort de la petite Guadeloupe entrain de renaître .
Extension en sucette de l'accord Jacques BINO dénnoncée par le LKP on avril 12th, 2009
COMMUNIQUÉ LKP A PROPOS DE
L’EXTENSION PAR AMPUTATION DE L’ACCORD BINO
L’extension de l’Accord BINO amputée de son article V ne nous surprend guère. C’est une décision de complaisance à l’égard du MEDEF alors que la quasi-totalité des grandes entreprises et fédérations adhérentes au MEDEF Guadeloupe ont signé l’Accord BINO « Initial » prévoyant la prise en charge des augmentations de salaires par les employeurs au-delà des aides des collectivités (12 mois) et de l’Etat (36 mois).
L’argument présenté par Mme Alliot-Marie et M Hortefeux laissant entendre que » Personne ne peut préjuger de la situation économique dans trois ans : on ne peut ainsi imposer à l’avance une augmentation salariale importante à la charge de l’ensemble des entreprises sans s’assurer auparavant qu’elles en auront la capacité » est fort légère quand l’on se rappelle la hausse de 20% sans aide de l’Etat du SMIC Guadeloupe décidée au 01 Janvier 1996 pour rattraper le SMIC France ; alors que l’accord BINO prévoit moult avantages et accompagnements en faveur des entreprises.
Aujourd’hui, grâce à la mobilisation et à la négociation, ce sont 50 000 salariés sur 80 000 qui sont couverts par les avancées sociales de l’Accord BINO Initial garantissant le maintien des augmentations de salaires au-delà de 3 ans.
La décision du Gouvernement instaure une disparité salariale et donc une injustice sociale « légale » au détriment des 30 000 travailleurs concernés par l’extension, amputée de l’article V.
L’arrêté gouvernemental légalise donc la perte de 50 euros (aides des collectivités) dès 2010 pour les salariés des entreprises de moins de 100 salariés et la suppression de toutes augmentations de salaires à compter de 2012 (fin des aides de l’Etat).
Cela est inacceptable. Nous appelons l’ensemble des Travailleurs de Guadeloupe à refuser l’injustice, à se syndiquer et à se mobiliser pour exiger une pleine et entière égalité salariale en Guadeloupe.
L’Etat crée par cette par cette décision discriminatoire les conditions pour la persistance de tensions sociales en péyi Gwadloup.
En outre, nous prenons acte que le Gouvernement ne remet pas en cause le contenu du préambule confirmant ainsi que la situation économique et sociale actuelle existant en Guadeloupe résulte bien de la pérennisation du modèle de l’économie de plantation comme l’avait d’ailleurs reconnu Nicolas SARKOZY lui-même dans son allocution du 19 Février dernier.
Pour les Organisations Syndicales
Pour le LKP
Elie DOMOTA
Pointe-à-Pitre, le 10 Avril 2009
























Aka Seltzer on janvier 30th, 2009
C’est dingue les souvenirs qui reviennent en voyant ces images. J’avais oublié l’ambiance de ces moments-là, les émotions, la joie d’être ensemble. Merci.