Grève en Guadeloupe: Sortir de la crise, le principe d’espérance
Cliquer ici pour écrire à l'auteur : DesbonnesQuelque soit la sphère du pouvoir que l’on analyse en Guadeloupe, elle est infectée d’attitude colonialiste.
Autour de certains penseurs, l’africain de l’Afrique noire a été défini comme un objet à exploiter sur l’île de Guadeloupe;
Les efforts faits par certains (nèg marron,Delgrés , homme politique ,comités contre l’esclavage , textes parlementaires) ne suffisent pas
Les descendants des colons d’Europe n’’ont pas fait la paix avec les descendants d’esclaves.
Quatre schémas possibles peuvent être présentés pour gérer la crise sociétale et économique qui secoue la Guadeloupe.
- consommer local dans le régime institutionnel actuel alors la crise économique est résolue et la crise sociétale persiste
- Vivre en apartheid et se contenter des miettes sans fierté dans le régime actuel, la crise sociétale et la crise économique persiste
- Indépendance ; nouveau régime politique et économique (modèle caribéen à préciser),la crise sociétale est résolue mais la crise économique persiste .
- Refonder la relation sociétale, faire de la place à l’autre, plus faible. Alors la crise sociétale et économique est résolue.
Cette 4ème possibilité s’appuie sur le principe d’espérance (à lire)
Ils n’ont pas changé tous les deux, d’état d’esprit, ils sont tous les deux dans un état de mal être
Car en période de crise , ils utilisent tous les deux des méthodes coloniales de défense .
Je propose que Les békés s’associent aux fils d’esclave pour produire de la richesse guadeloupéenne
Il faut tisser un lien social d’humanité entre les deux communautés.
Je propose que les békés accordent plus de place dans leurs entreprises au fils d’esclaves (quitte à les former).
Ils doivent aider la communauté de fils d’esclaves, à se structurer (communication thérapeutique et , Amour à échanger), pour participer à la construction de la Guadeloupe.
Ils doivent continuer à aider les fils d’esclaves à obtenir des postes de responsabilité pour co construire la Guadeloupe.
Les békés doivent faire fi, des mécanismes de règlementation financière et du lobbying économique et verser les 200€ demandés. C’est la dime de la Paix
Ce sera une participation à la réparation des dégâts de l’esclavage.
La Guadeloupe est bien sûr, submergée par les effets de la mondialisation mais il serait désastreux que les fils d’esclaves éduqués aux mécanismes du monde moderne, ne prennent pas part à ce concert de production de biens de services, de biens éducationnels, culturels, ou écologiques.
Les fils d’esclaves refusent d’être de simples consommateurs de Biens produits par les descendants de colons.
Ils ont retrouvé leur fierté dans l’humanité nègre (Négritude) et veulent co-produire du Bien.
Nous sommes encore dans une relation perdant/ GAGNANT
Il faut passer à une relation donnant/DONNANT et ensuite atteindre une relation gagnant/GAGNANT
En conclusion, chacune des humanités doit apporter sa contribution, nous avons en nous Guadeloupéen le potentiel pour réussir cela.
Négocions avec un état d’esprit nouveau; celui de l’homme ayant la capacité de sortir des ses montages coloniaux mutuels.
Une Guadeloupe donnant au fils d’esclaves la chance d’exprimer, ses potentiels et richesses encore enfouis sans passer par le rapport de force.
L’irrémédiable n’est pas atteint. Les deux humanités ne doivent pas s’affronter mais coopérer en ouvrant leur cœur aux solutions contenues dans le code divin.
Crédit photo: Milton Dassier
18 Commentaires
Constant dorville on février 15th, 2009
ET DEMAIN !
Pendant longtemps, nous nous sommes convaincu que le taux de grosses cylindrés faisait de nous un peuple fier qui pouvait accéder à tous les biens et services.
Nous sommes fiers:
- d’être le premier consommateur de champagne,
- d’importer 95% de nos besoins,
- d’avoir un taux de chômage autour de 35 %,
- d’avoir une forte majorité de la population Rmiste et bénéficiaire de la CMU,
- de remplir notre chariot dans les grandes surfaces,
- de payer des prix exorbitants pour obtenir un billet d’avion,
- de dire que nos enfants vont dans des écoles qui coûtent les deux yeux de la tête,
- de partir en croisière,
- de passer à la pompe et de faire le plein
- d’aller faire nos courses à Miami ou à Portorico,
- de pouvoir posséder notre villa,
- de regarder notre société partir à la dérive, se liquéfier,
- de cette violence que nous rapporte chaque matin le quotidien local ou la voix des ondes,
- de nous résigner de ne pas pouvoir voir l’avenir et ne pas pouvoir le construire, de vivre au jour le jour car nous mourrons trop vite donc il faut jouir la vie,
Un observateur étranger, un autre caribéen, un cubain, un haïtien se demandent de quoi souffrons-nous alors que nous sommes les enfants gâtés de cette France si généreuse.
Très vite, nous nous rendons compte que cette société n’est pas celle qui correspond à nos rêves, n’est pas celle que nous voulons laisser à nos enfants. Que dans cette société il n’y a plus de valeurs, plus de respect de soi et des autres, plus de solidarité, plus de fraternité, plus d’entraide, plus de dignité en somme.
J’ai envie de dire que le mot est lâché, il n’y a plus de dignité. Alors la dignité qu’est- ce que c’est ? Juste le respect de soi, des autres et des choses. Souvent, on entend dire que la dignité du peuple guadeloupéen est bafouée, le respect du peuple guadeloupéen est bafoué, donc on ne respecte pas le peuple guadeloupéen. Le respect ne peut exister que dans des rapports basés sur la justice et lorsque c’est l’injustice qui prime le respect ne peut plus exister. Lorsqu’il y a de la pwofitasyon, il n’y a pas de respect, il n’y a pas de justice.
LYANNAJ KONT PWOFITASYON se battrait donc pour que la société guadeloupéenne soit une société avec plus de justice sociale, une société plus juste. Cependant, le monde parfait n’existe pas. Un postulat à admettre.
Cette société ne nous appartient pas mais appartient à des profiteurs de tout acabit.
Nous vivons dans une société qui se recroqueville sur elle-même, une société qui nous oblige à vivre cacher, cacher derrière les vitres teintées de notre voiture, caché derrière les hauts murs de notre villa ou derrière les persiennes de notre appartement HLM, de la SIG ou de la SEMSAMAR.
Une société dans laquelle la peur s’est installée : peur de perdre notre emploi, peur de voir nos enfants ne pas pouvoir travailler dans leur pays ou de se faire embaucher pour un salaire en dessous de celui qui est donné à d’autres, peur ne pas pouvoir rembourser notre crédit, peur de l’autre (dans notre propre famille, de nos jeunes en déshérence, de celui qui vient d’ailleurs)…peur d’aller au spectacle car notre voiture risque d’être volé ou cassé. Peur d’organiser des soirées chez soi à cause de certains risques.
Une société dans laquelle ceux qui viennent de l’extérieur n’ont aucune difficulté pour s’installer, trouver un travail, obtenir un prêt bancaire. Une société dans laquelle, un certain nombre de responsables abusent de leur mandat pour favoriser les leurs au vu et au su de tout le monde.
La crise que nous connaissons est exceptionnelle dans ses formes d’organisation et par le nombre de personnes qui y adhère. Il est dit que le système est arrivé à bout. Bien longtemps des voix qui ne portaient pas s’élevaient pour dire que nous étions arrivés au bord de l’explosion.
Nous n’avons pas vu venir l’ampleur de cette crise sociale. Jusqu’à maintenant les responsables de tous bords considéraient les syndicalistes comme des moins que rien. Des petits fonctionnaires, trouble fête, qui s’amusaient avec les outils du travail c’est-à-dire avec les capitaux des capitalistes sans se soucier du bonheur des travailleurs. En fait, ils utilisaient la lutte des travailleurs pour se faire leur place dans la société et les conforter dans leur rôle de fonctionnaire.
Les syndicalistes étaient accusés de tuer le tourisme, car seul le tourisme pouvait sortir la Guadeloupe de ses misères. Cette thèse invite à la réflexion suivante.
Pendant l’esclavage, l’esclave travaillait sans être payé. Après l’esclavage, les propriétaires ont continué la culture de la canne jusqu’à ce que les grèves pour demander l’amélioration des conditions de travail et des salaires décents au début du siècle dernier sont venues troubler le sommeil des usiniers. Ces patrons-colons ont préféré en finir avec ce secteur de l’économie car avec une force de travail trop chère, ils n’allaient pas pouvoir réaliser leur profit. Les quelques hectares qui sont plantés encore suffisent pour maintenir des rapports sociaux d’un autre temps et pour ne pas faire oublier aux descendants d’esclaves que la canne symbolise le rapport de l’exploitant entre l’exploité.
Après la banane est arrivée, autre lieu d’exploitation des ouvriers agricoles par les gros planteurs et de la main-d’œuvre étrangère. Là aussi, dès lors que les travailleurs de la banane ont voulu avoir plus de salaires, les planteurs capitalistes ont affiché le plus grand mépris préférant continuer la banane juste pour obtenir les subventions de l’Etat français
Et puis est venu le tourisme en nous faisons croire que si les hôtels sont tous en train de fermer c’est à cause des grèves conduits par le syndicat UGTG.
En toute honnêteté, le syndicat a sa part de responsabilité sans pour autant confondre les causes et leurs conséquences. Les moyens utilisés pour obtenir les réponses à leurs revendications ont été parfois disproportionnés. Cependant, l’arrogance des patrons de l’hôtellerie n’était pour arranger les choses. Les patrons hôteliers ne sont pas là pour faire des cadeaux et ne seront jamais là pour faire des cadeaux. L’amélioration des conditions de vie des salariés leur importe peu. S’il lâche 1 euro pour le salarié il demande à l’Etat 5 euros sous forme d’exonération ou de défiscalisation. Ils sont venus car certaines lois leur permettent de se mettre plein les poches sans vouloir permettre à leurs employés de gagner décemment leur vie.
En fait, les hôteliers espéraient développer un tourisme comme celui des pays à bas couts salariaux.
Nous connaissons le niveau des salaires suivant les catégories d’emploi. Il existe des entreprises qui n’augmentent jamais le SMIC de certains employés (sauf l’augmentation légale). Connaissons-nous ce que gagnent vraiment les patrons ? Sont-ils prêts à partager les fruits de l’entreprise avec leurs salariés ? Cette logique ne va pas changer, c’est le propre même du capitaliste. Est-ce pour autant que les travailleurs doivent refuser de se battre pour gagner plus. N’est-ce pas humain de vouloir gagner plus. Le capitaliste veut toujours gagner plus en demandant de diminuer les charges, de créer des zones franches et pourquoi les travailleurs n’auraient pas ce droit ? Sa ki bon pou zwa bon pou kanna. C’est simplement cela la lutte de classe. Les capitalistes n’aiment pas entendre parler de cette lutte car il n’est pas dans leur système de donner plus aux travailleurs mais toujours de leur prendre plus de travail au moindre coût.
L’exemple de la canne, de la banane, du tourisme montrent que les mêmes causes produisent les mêmes effets. Nous sommes toujours dans des rapports ou le patron reste maître du jeu. Ils accusent les salariés qui demandent des miettes d’être responsable de leur malheur.
Dans un autre chapitre, l’Etat qui lui aussi se retire et de plus en plus diminue sa participation dans le développement au sens large du terme. Il se soucie peu du bonheur de ces citoyens. Le dernier Président dès son arrivée au pouvoir a bien montré à qui voulait le voir de quel côté il se plaçait. Au moins, il ne joue pas double jeu. Il y a les possédants et les autres.
Quant à nos politiques, ils s’évertuaient dans la course au mandat. On les entendait haut et fort pendant les campagnes électorales et après plus rien. Chacun dans son coin (mairie, collectivité locale, député, sénateur) passe leur temps à dépenser l’argent des enveloppes qu’ils reçoivent sans être capable de penser ce pays. Dépenser cet argent à faire quoi, toute la question est là : Améliorer les routes pour recevoir plus de voitures et permettre ainsi aux gros importateurs de voitures de s’enrichir encore plus et de l’autre côté des citoyens que les sociétés de crédit prennent par la gorge. Ils sont pieds et mains liés au grand capital.
Ils défendent bec et ongle l’octroi de mer, qui leur permet d’obtenir des ressources qui sont reversées aux communes. Au fur et à mesure que nos productions se détruisaient s’ouvrait les portes aux produits importés. Fermeture de la SEGT (Lait, yaourt et autre produit dérivée du lait) , liquidation de RIO ( viande) etc… Mais les politiques ont leur part de responsabilité car taxer les produits entrants leur permettait d’équilibrer leur budget. Ils ont refusé de penser à des projets de développement car l’octroi de mer constituait de l’argent facile.
Ils se cachent derrière leur légitimité pour laisser couler le pays. A aucun moment, ils n’ont pas su mettre en place un véritable plan pour limiter les effets néfastes de la défiscalisation (perte de terre agricole). Ils n’ont jamais initié le développement du secteur productif.
Jamais, ils n’ont pas été en mesure de contrer l’augmentation du nombre de rmistes. Incapables de prospectives. Dans une population de 400 000 habitants, on trouve 15 % de bénéficiaires du RMI. Ni la défiscalisation, ni les exonérations de charge n’ont permis de créer suffisamment d’emploi.
A mon avis le gouvernement n’a pas tort de ne pas accorder encore une fois des exonérations de charge. Cette position doit permettre ont élus du peuple de prendre leur responsabilité, c’est le moment pour eux de mettre en place de vrais assises du développement économique. Je ne parle pas de grandes messes avec service traiteur pour annoncer des décisions qui ne sont jamais mises en pratique.
Il s’agit d’assise avec chaque secteur de l’économie pour inventer d’autres formes d’organisation de notre économie. L’objectif étant de trouver des solutions, des modèles pour donner du travail à ceux qui n’en ont pas encore.
Nous devons être capable de penser le pays n’ont pas pour le court terme mais pour le moyen et le long terme. Il y a trop de cloisonnement entre les élus et les autres formes d’organisation. Les rapports se résument souvent à de l’argent à donner ou à demander. C’est ce qu’il faut changer. Inciter la société à réfléchir, à se remettre en cause, accepter les contradictions pour aller de l’avant. Non plus dire nous serons juger par les électeurs. Il faut accepter d’être jugé tous les jours par la population. Ne pas attendre les barrages et les grèves pour jouer aux grands seigneurs.
Les élus sont responsables de la situation que nous connaissons aujourd’hui. Si nous les élisons, c’est pour gérer nos lieux de vie, régler les problèmes courants, anticiper pour préparer l’avenir.
Ce n’est pas cette impression qu’ils nous donnent. Au contraire, ils donnent l’impression d’être loin de nos préoccupations quotidiennes. Tout se gère à Paris ou à Bruxelles.
Mais la profitasyon est partout. Elle a pénétré dans notre propre corps. Les entrepreneurs du bâtiment, les compagnies de transports, les commerçants, les opérateurs téléphoniques, les sociétés de télévisions, les banques, la SARA, les gros patrons, les petits patrons tout le monde est dans cette course à l’argent. Le plombier qui facture car derrière il doit payer la traite de sa grosse voiture. Rien n’a le juste prix. Le prix est fixé arbitrairement comme si être guadeloupéen c’est appartenir à la classe des fonctionnaires qui bénéficient de la prime de vie chère. La vie serait chère que pour les fonctionnaires et pas pour les autres. Le système, c’est lui-même condamné. Puisqu’il y a des personnes qui perçoivent 40% de vie chère, les prix sont fixés de manière à absorber ces 40 %. De l’autre côté ceux qui n’ont pas ces 40% n’ont qu’à se débrouiller pour payer le prix. Il est clair que les bénéficiaires de cette prime ne veulent rien entendre et ne tiennent pas à perdre ce privilège. Le silence des français vivant et travaillant en Guadeloupe interpelle. Il est à se demander si les entreprises pour lesquelles, ils travaillent n’ont pas convenu pour eux des salaires majorés de 40 %. Il serait étonnant que des français viennent dans les îles uniquement pour le soleil.
Que dire de ces patrons qui pratiquent un salaire pour le guadeloupéen et un autre pour le métropolitain à compétence égale. Je parle aussi du patron guadeloupéen. Lui aussi ne se gêne pas pour maintenir son compatriote dans la mendicité et mettre le métropolitain à son aise par peur peut-être de ce dernier. Il s’agit d’une grande injustice. Que dire du patron guadeloupéen qui ne fait rien pour changer d’échelon de son employé.
On peut donc affirmer qu’il n’y a pas de patrons noirs, de patrons blancs, de patrons béké, de patrons indiens, de patrons libanais, de patrons juifs. Il y a le patron, celui qui développe ses activités dans un système capitaliste et l’Etat qui veille pour faire durer le système.
Qu’il s’agisse du patron ou du politique, leur seul objectif est de constituer leur retraite. Ils profitent sur leur salarié pour se garantir de grosses retraites quand ils ne seront plus en activité. L’élu qui se bat pour capitaliser un mandat de maire, puis un mandat de député, puis un mandat de sénateur etc … fait de la politique non pas pour le bien du peuple mais uniquement pour jouir d’une très bonne retraite.
Les autres, les smicards, les minimas sociaux sont condamnés à atteindre les quelques miettes que la France voudra bien leur accorder.
La crise sociale qui se développe sous nos latitudes est la façade d’une lutte de classe entre le patronat et les travailleurs. Je dirai que l’opposition radicale du patronat traduit cette lutte de classe. D’ailleurs, ils ont tout intérêt à alimenter cette lutte de classe car c’est le seul et unique moyen de sortir victorieux et pour ce faire, le moment venu, ils dicteront à l’Etat capitaliste l’ordre d’assassiner des gens du peuple pour finir avec cette crise et se donner 50 ans encore pour recommencer leur pwofitasyon.
Quand à l’attitude du gouvernement actuel, on aurait envie de comprendre.
Je ne sais pas si le Président a vu les manifestants. Hier en Guadeloupe, il y a quelques jours en Martinique et bientôt en Guyane et à la Réunion. A priori, il ne voit toujours pas. Il n’y pas pire aveugle que celui qui ne veut pas voir et pire sourd que celui qui ne veut pas entendre.
Peu importe certains détracteurs, il s’agit bien d’une révolte contre le prix élevé de ce qui est vendu aux Antilles. Cette situation concerne l’ensemble des prix : produits alimentaires, services (banques, téléphones, eau, électricité, télévision) l’essence, les médicaments (d’ailleurs le gouvernement avait par décret décider de faire baisser le prix des médicament en outremer), automobiles et réparations, la construction ou l’achat d’un bien immobilier (à ce sujet, le commercial de l’agence se sucre, le notaire- car nous payons 25% de plus qu’en métropole avec l’accord de l’Etat), les vendeurs de bien (terrain ou maison qui demandent des prix astronomiques) les avocats qui font payer sans informer au préalable de leur tarifs, les professionnels de santé hors convention, les dentistes, les opticiens, les orthodontistes, les restaurants… Tout est cher, non pas par rapport à la métropole mais seulement en regardant les étiquettes.
La question de fond est de savoir si le gouvernement est capable de faire baisser les prix ou de faire augmenter les salaires. Il ne peut ni l’un ni l’autre. En système de libre concurrence l’Etat n’a pas à intervenir. Seul, les entreprises peuvent décider d’augmenter leurs salariés (ce n’est pas la logique de l’employeur capitaliste). Nous sommes dans une impasse. Que faire ?
Le mouvement social s’amplifie et désorganise l’ordre républicain obligeant nos élus à prendre des positions communes notamment demandant à l’Etat de rétablir l’ordre.
Le mouvement social désapprouve la légitimité des élus et exige leur démission et l’organisation de nouvelles élections pour que les nouveaux élus apportent des solutions durables.
Le mouvement se généralise et touche l’ensemble de l’outremer mettant ainsi l’Etat devant ces responsabilités. L’Assemblée Nationale est obligée d’organiser un débat pour sortir de la crise. Seul, un plan de développement d’une grande envergure pour l’économie domienne peut nous sauver du désastre.
Seulement, aujourd’hui la situation est grave. Il y a urgence et la réponse du premier ministre François FILLON n’a rien apporté de plus. Comment servir de médiation entre les socio professionnels et le LKP après 3 semaines de grève générale ? Même le meilleur directeur du travail de France va se retrouver sur un volcan qui ne fait que commencer son éruption. En effet, cette crise est une crise contre des profitants c’est-à-dire ceux qui détiennent les moyens de productions (ou plutôt les moyens de distribution). Nous sommes entrés dans une révolution qui permettrait aux salariés de prendre par la force ce que les socio professionnel refusent de leur donner par la négociation. Une révolution sociale pour abattre les privilèges de ceux qui ont confisqué tous les pouvoirs aussi bien politiques, économiques, financiers. Lorsque JEGO est arrivé, il avait parlé d’une mauvaise répartition des richesses. Lorsque les patrons disent qu’ils souffrent, on se demande bien si le ministre nous a menti sur l’état de leur richesse.
Aujourd’hui, sur le dos de ce mouvement social, l’Etat et le patronat règlent leur compte. Le premier reproche au second de toujours demander et le second reproche au premier de ne pas donner suffisamment. Malheureusement, les salariés risquent de payer les frais de cette lutte au plus haut niveau.
Il est facile à l’Etat de nous dire sur les 20 dernières années, ce que les entreprises ont reçu comme aide de l’Etat, le chiffre d’affaire réalisé par ces entreprises et la masse salariale versée.
A l’évidence, l’Etat a pris la décision de laisser pourrir la situation.
En tout état de cause, rien ne sera plus comme avant le 20 janvier. La raison devra l’emporter au détriment des intérêts égoïstes. Le moment est venu pour chaque guadeloupéen de se remettre en cause (qu’il soit simple citoyen, chef d’entreprise, élus etc…). Nos comportements individuels-pas toujours en conformité avec les règles du vivre ensemble-ont conduit à ces faillites. Nous devons nous mettre ensemble pour mettre sur pied la société que nous aurions aimée laisser à nos enfants. Sommes-nous capable de relever ce défi ? C’est sûrement le message du LKP, celui du gouvernement, celui de nos élus et aussi celui des socio professionnels. Le peuple, la société civile doit se donner les moyens pour ramener la raison chez les différents protagonistes. Il y a urgence, le peuple guadeloupéen doit prendre son destin en main.
Pointe-à-Pitre, le 16 février 2009
DORVILLE Constant
Un citoyen-acteur
Nattynanou on février 16th, 2009
Petite question a qui voudrait bien me repondre:
Mais pourquoi les prix sont-ils aussi cher dans nos regions? Est ce seulement la concequence de l’octroi de mer???
Je cherche (certainement mal)la reponse partout, et je ne trouve pas!
Nattynanou on février 16th, 2009
Les prix eleves… pas chers… dsl
laurent on février 16th, 2009
Bravo pour ce texte dont « l’utopie » ne cessera de devenir réaliste !
laurent on février 16th, 2009
Je transmets sur quelques blogs et sites, et bien sûr sur le mien, en complément des deux témoignages déjà parus :anarchieevangelique.wordpress.com/
laurent on février 16th, 2009
ajout : Le philosophe Ernst Bloch a donné comme titre à l’un de ses livres :
Le principe espérance. Ce principe présuppose que Dieu ne se réduit pas à ce qu’il a été mais qu’il est toujours au-devant de nous, un Dieu ayant « le futur comme propriété ontologique »
j.michel on février 24th, 2009
Dans les revendications du LKP :
“Dessaisissement de l’administrateur provisoire (M.BORGAT) du dossier des mutuelles.”
C’est qui ce Monsieur BORGAT ? un béké qui a mis la main sur les mutuelles ?
chomereau-lamotte maxime on février 24th, 2009
il est évident que ce débat peut durer des semaines car il y a énormément de chose a mettre a plat et tant l abces a crever est important.
La premiere chose frappante est l’ écart social qui existe! Comment pouvoir comprendre que certains partent carrémént de la ligne d’arriver et d’autres partent 100m derrieres la ligne de départ et que de surcroit on leurs rajoutent des haies pour compliquer la course. La solution pour la guadeloupe est tellement simple que personne ne veut la voir, la voila:
dans un premier temps il faudrait arreter de pousser le guadeloupeen a devenir fonctionnaire.Chose qu’il veut faire non pas pour la fonction mais pour les 40 pour cent qu on lui propose surtout quand l état dit qu’il veut supprimer des postes dans la fonction publique. on marche sur la tete!!
Misons sur le tourisme en propsant non pas les 40 pour cent pour l administration mais pour ceux travaillant dans le tourisme!!!
comment etre agréable quand on travaille pour un hotel et que l on est payé avec un lance pierre!!Il vaut mieux travailler en mairie, le salaire s en ressentira…
De plus pour avoir énormmént voyagé et sans chauvinisme la Guadeloupe est une ile PARADISIAQUE bien plus que la rép dominicainee!
Faisons un vrai projet professionel misant sur le tourisme avec des salaires adéquates et encourageons ceux qui créer des richesses.
Pour ce qui est du probleme social voir racial mais pour moi personnelement il n ya qu une race cest la race humaine. Je ne pense pas qu il y ai une haine anti béké mais une haine plutot anti monopole et anti abus. Arretons de vouloir partager la misere et partageons un peu plus les richesses. Je pense qu il n y a rien de plus noble qu aider une personne a s elever.
Je tiens a rajouter que l’argent n est pas malsain et que c’est ce que l on en fait qui peut l’etre.
N’oublions pas aussi que les martyrs d’hier peuvent etre les bourreaux de demain… donc attention aux peuples opprimés.
fos ba tout’ moun gwadloup é kontinué goumé pou justice la..
Patrick on février 24th, 2009
Effarant. C’est du délire.
Est ce en victimisant une partie de la population et en désignant l’autre partie comme les profiteurs que l’on créera un climat serein???
Facile le raccourci « tu es noir donc fils de fils d’esclave et donc opprimé, lui il est blanc alors il est mauvais, profiteur, avide d’argent…en un mot le béké est un COLON . Les patrons noirs eux paient-ils mieux leurs employés??
200 euros la dime de la paix?? Extraordinaire!! Il fallait le trouver.. l’année prochainne ce sera combien et pourqu’elle raison?? Béké le fait que tu soit blanc l’argent tu le gagnes sans travailler hé oui t’es con arrête de bosser tu gagneras pareil…tu savais pas?? ça craint quoi!
D’aprés ce que le monsieur écrit, il faut payer sans rechigner car nous devons réparer les dégats causés par l’esclavage..là aussi fallait trouver. Moi je ne m’estime pas concerné du tout par ce genre d’allégation et par concéquent l’état ne doit pas céder.
Le LPK donne plus l’illusion d’un parti nationaliste que d’un syndicat d’ouvrier.
Je pense que l’ETAT devraient leur accorder l’indépendance, ils seraient mieux lotis, car il vrai que les dirigeants du LKP sauront mieux, voir nettement mieux, répondre à l’attente de chaque guadeloupéen.
Pour arréter toutes polémiques et tout esprit partisan, je reste persuadé que ce n’est pas dans la division, ni en mettant une partie de la population à l’index que surgira une solution.
isabelle on février 24th, 2009
@ Patrick
Vous n’avez rien d’autre comme menace que l’indépendance? ok je trouve certaines parties du texte utopiques comme le fait que les békés devraient aider les noirs etc…
Mais marre de tjs agiter l’indépendance sous le nez du Guadeloupéen à tt bout de champ, il ne s’agit pas de ça et vs le savez très bien.
Patrick on février 25th, 2009
@ Isabelle,
Ce que vit la GUADELOUPE est une crise de société basée sur l’argent..Régime de dictature ou régime de démocratie, le fondement est toujours l’argent, aprés selon le régime, les méthodes et le nombre de personnes qui en profite est différent. Blancs comme Noirs quand on crée une entreprise, à part être c.. ou de gauche, c’est bien pour gagner de l’argent, non?
Ce qui me gêne dans l’article de référence, c’est que l’on en revienne à chaque fois à la vieille recette de mise en opposition du noir et du blanc.
Noir pauvre et exploité, blanc riche et exploiteur. Je pense que je dois être un peu noir alors…..!
Si je parle d’indépendance, ça n’est pas une menace..non, mais une façon d’exprimer ma colère envers ceux, tel le LKP entre autre, qui serait bien tenté de dériver vers une crise raciale, une crise identitaire..et cela pour 2OO euros.
Question..la majoritée des guadeloupéens soutient ce mouvement?? Comment appelle t-on la pression exercée par le LKP sur les personnes qui voudraient exprimer une opinion différente?? Qui est le responsable du patronat Guadeloupéen?? Avant l’ETAT n’y a t-il pas les maires, président de région??
isabelle on février 26th, 2009
@ Patrick
Tout ce que vous dîtes est vrai, mais tout en accusant le LKP de tjs revenir à un pb racial (qui existe bel et bien ne vs en déplaise), vous aussi n’avez pour seul argument que l’indépendance. Je ne pense pas que c’est ce que veut le LKP en l’état actuel des choses mm s’il y a de nbreux indépendantistes parmis eux.
Donc cette histoire de « vous n’êtes pas contents, vs n’avez qu’à être indépendants » je trouve ça aussi petit et hors de propos que le « blanc = exploiteur vs noir = exploité)
ariejodidier@hotmail.com on février 26th, 2009
@ Patrick
Vous avez entre 20 et 30 ans de retard : l’indépendance de la Guadeloupe n’est plus d’actualité depuis ce temps là… Plus de pouvoir décisionnaire localement, oui. Mais encore faut-il contrôler que ce pouvoir ne soit pas noyauté par « toujours les mêmes fortunes ». Il n’y a qu’en France métropolitaine qu’on entend parler d’indépendance ou de racisme. Je précise que je suis « métro » et je vis depuis 35 ans en Guadeloupe. C’est très intéressant de voir comment vous transformez la réalité quand on vit l’action quotidiennement. Certes, dans le LKP, il y a beaucoup d’ANCIENS indépendantistes, mais la plupart atteint les 50-60 ans, et ont revue leur copie à l’âge mûr!!! Personne ne souhaite l’indépendance sauf quelques métropolitains loin des Antilles, qui prennent leurs désirs pour des réalités. Le problème, c’est bien la « pwofytasyion », ne vous en déplaise… quand un de nos ressortissants est classé 119ème fortune de France et que d’autres n’ont presque rien, comment appeler ça.
Quant à l’indépendance, après tout pourquoi pas. Mais pour être honnête il faudrait commencer par la Corse. Les DOM-TOM (520 euros/hab/an) coutent moins chers que la Corse (2400 euros/hab/an)
pa1sou on mars 1st, 2009
Il faut se débarasser de ces iles qui ne sont qu’un trou financier(17 milliards/an). Tous ces moutons qui laisse en particulier un mouvement de glandeurs faire la pluie et le beau temps, Ces iles Incapable de produire, de créer, antimétropolitain, qui ne sont pas accueillantes…………..Dans les différents commentaires ci dessus on parle de guadeloupeens, de békés, de métro mais jamais de FRANCAIS. Tout le monde s’en exclu, par contre tout le monde est FRANCAIS quand il s’agit de toucher les différents allocations données par l’ETAT FRANCAIS. Il y en a un qui est tout heureux de dire qu’il est sur les iles depuis 35 ans et métro???!!!Mais bien sur bouffon, car pour eux tu ne sera jamais rien d’autre et surtout jamais considerer comme un des leurs. Quand le LKP se permet de menacer les gens qui pense différemment, ou qui veulent reprendre le travail, dommage que les forces de l’ordre ne réagissent pas. L’indépendance, il faut leur donner même si une majorité des iliens est contre, car cette majorité n’a qu’a descendre dans la rue est contrer mais pour ça faut avoir des c……Quanta savoir qui est raciste, relisez le texte de référence est les divers commentaires, ils sont remplis par « esclavage; colons,etc…. attention de ne pas vous etouffer. Bon vent les iles, c’est mieux a CUBA, renseignez vous avec le LPK vous avez déjà un dirigeant qui posséde l’art et la manière de vous gouverner……..
isabelle on mars 1st, 2009
et un de plus!
nous avons ici un bel exemple du beauf bien français de souche qui n’a rien compris, étourdi par TF1, Le Figaro et consorts.
inutile d’essayer de lui expliquer quoi que ce soit c’est trop tard.
voilà pourquoi je suis contre l’indépendance de l’hexagone encore sous le joug de la connerie…on n’a que ce que l’on mérite.
pa1sou on mars 1st, 2009
Dés que l’on appuie ou ça fait mal, on perd son sang froid. Je ne savais pas que sur les antilles était cultivée la COURGE.
pa1sou on mars 2nd, 2009
Comment peut on laisser une minorité (LKP; ugtg…)en guadeloupe bloquer une économie en utilisant le procédé des tontons makout de duvalier….Que l’état organise un référendum sur l’indépendance des antilles et le peuple tranchera. Depuis 1 mois, cette minotité bave sur la métropole et n’a qu’a la bouche « les métros, les profiteurs, les colons, j’en passe et des meilleurs. Arrêtons les emissions sur cette crise auxquelles on convie des représentants de ces territoires qui ne cherchent qu’a justifier les actions de ces minorités qui prennent toute leur dimension dans ce gros foutoir, ou ils très bon quand il s’agit de niveler par le bas. L’ETAT se doit être ferme et ne pas céder à cette intimidation……..



isabelle on février 15th, 2009
Je ne suis pas d’accord avec certains propos de l’auteur. ok on a le droit d’avoir des rêves, mais là c’est carrément utopique! Les békés aidant la communauté des fils d’esclaves, c’est du délire? Pourquoi ils iraient aider les fils d’esclaves alors qu’ils les méprisent depuis tjs? Et puis je n’aime pas l’image que ça m’évoque: le bon et généreux béké acceptant dans sa grande mansuétude d’aider le pauvre négrillon bien sûr non formé. En gros le nègre antillais éternellement ds l’attente et ds une position de quémandeur.
Les 200€ dîme de la paix et participation réparation des dégâts de l’esclavage! Ben oui on peut tjs lancer un bout de viande à un chien que l’on bat depuis sa naissance…Je tiens à rappeler qu’il existe des chefs d’entreprise autres que békés, cette « dîme de la paix » représenterait quoi pour eux?
Ce n’est pas uniquement parce qu’ils sont békés que je trouve ce genre de rêve absurde, c’est surtout parce que les mecs sont des hommes d’affaires, de grands capitalistes comme les autres, et non pas des philanthropes.
Dans ce cas, il aurait fallu étendre aussi aux antillais noirs, indiens, etc… qui ont un gros capital et qui préfèrent investir là où cela leur paraît le plus rentable. Loin de leur jeter la pierre, ils font ce qu’ils veulent de leur argent comme tout un chacun.