Les limiers de l’Oubli & les semeurs de Solitude
Cliquer ici pour écrire à l'auteur : MajeadAccomplissement des métamorphoses…
Nectar nocturne butiné par les bouches du Crépuscule
Allures kafkaïennes
Silhouettes exorbitées
Les joues rougissent de tentations. Les yeux se brouillent d’obscénités
Crèves-toi le regard !…susurre le diable en cravate…
Car la nuit est longue, comme vos âmes démesurées…
Les solitudes se décollent des peaux dans les hammams brûlants chauffés à blanc par les désirs tenus en haleine
Que le vice est vaste !
Les rires éclatent. Ses échos insondables résonnent dans les cœurs truqués
Les jeux sont faux, mais ils en valent la chandelle !…murmure le croupier au clin d’œil frauduleux, exulté d’observer l’humaine glorification des instincts…
Les visages safranés à la chaux de vice, d’une pâleur hideuse à faire rougir un croque mort ! A travers les faits et gestes, transpire l’Ennui par excellence !
Les consciences sont à l’abandon. « Au diable les ange gardiens ! » Paroles de voraces !…
Les cœurs obsessifs vivent en abrégé. Les idéaux surgelés conservés dans les chambres froides des ego. Les voix intérieures enrouées, étouffées par le tintamarre des temps hostiles. Les épidermes ont l’odeur des ardeurs dévoyées. Démence des volontés. Beautés invalides. Habitudes amnésiques…
Le tourment des âmes secrètent des silences sacrés. Leurs sous-sols obscurs sont inondés par les larmes et les morves. FLOC ! FLOC !… Les tristesses ruissellent des parois abdominales moisies… Le Mal est profond. Plongés dans l’abysse des démences, les forts intérieurs se sont affaiblis.
Les cœurs secs ont besoin de confidence…
La fatalité des écueils agit comme un buvard qui absorbe l’effusion salivaire des bavards meurtris. Ils deviennent taciturnes ô combien. Silence cacheté par le crachat de la défaite. FLAC ! Disgrâces des âmes en faillite.
Les affres des angoisses au quotidien désagrafent un à un les crochets de la volonté qui jette l’éponge. SPLASH ! Amour K.O ! Contusion et convalescence de la joie de vivre.
Les consciences s’organisent avec leurs tourments. Elles agonisent dans le désordre des chambres consternées par les Hélas ! Cent fois hélas !
Endurer le mal-être n’est pas une simple formalité
Cela exige de la discipline et de la rigueur dans le rangement des afflictions
Souffrir mé-tho-di-que-ment
Se morfondre lo-gi-que-ment
Dans le fracas des crises de rire alcoolisées, le fatras des derniers espoirs qui déclinent s’éparpillent…
L’enfance est un royaume de cristal
Le bonheur servi dans un verre d’innocence
Puis
Le monde, les hommes, les autres…
Brisures et éclats
Les rêves sont des vitraux de verres pilés
Les festivités de Minuit césarisent les esprits taraudés afin d’extirper les ultimes joies en perdition. Les cœurs ont perdu le goût des gaîtés instinctives. Ils dépriment comme ils respirent… Faire la fête s’apparente à faire son mea culpa. Une prise de pouls. Le désespoir tâté est patent. Dépits et douleurs collectives diluées dans un déluge d’humour amer. État d’un monde désolidarisé où errent des âmes disloquées…
Grandir est une procession. Les années sont des corbillards. On pleure en catimini Confiances et Certitudes qui décèdent à tour de rôle.
Les corps sont étourdis par le cri du dépit. Les âmes ballottées par le vent des calvaires. C’était le récit des racines lasses de s’enfoncer dans une terre promise de jours heureux…
Les limiers de l’Oubli propagent la science de l’Indifférence. Les semeurs de Solitude sèment l’Ennui. L’Humanité trouve et récolte…à contre cœur !
Majead At-Mahel
Poète
Tous droits réservés
Le texte peut-être utilisé à condition d’en citer la source et l’auteur.



kary on septembre 18th, 2009
c’est la fin du texte qui résume bien le monde dans lequel nous vivons aujourd’hui… non en fait c’est tout le texte…en commençant par le titre!!!
LES SEMEURS DE SOLITUDE… sèment et récoltent….LA SOLITUDE, L’ENNUI!!!!!!…