Pourquoi parlent-ils le créole ?
Cliquer ici pour écrire à l'auteur : Steve GADET[version intégrale de l'article paru dans le Mika Déchaîné de juin 2009]
Cet article ne prétend pas se substituer aux travaux des linguistes mais espère contribuer à mieux déchiffrer et ainsi envisager la société dans laquelle nous évoluons. Pour toute une génération de jeunes guadeloupéens née à partir de 1980, n’ayant pas vécu directement les troubles sociaux en Guadeloupe durant les années 60, 70 et 80, durant la grève initiée par le collectif « Lyannaj Kont Pwofitasyon » (LKP), nous avons découvert plusieurs choses.
Mise part la (re)découverte de plusieurs pans de notre histoire, de la situation politique et économique de notre ile, des discriminations, des codes culturels, l’utilisation spontanée du créole, dans des cadres autres que la rue, à la maison, dans les cours d’école, autour d’un pot entre amis, pour injurier ou rigoler a retenu notre attention. Pourquoi ? Parce que la langue créole, pour une grande partie de la population est réduite à des discussions concernant des sujets triviaux. Grâce aux efforts de linguistes, d’universitaires et d’étudiants, le créole est devenu une langue d’enseignement depuis 2002. Faute n’est pas à ceux qui tentèrent de défendre la pertinence pédagogique de la langue depuis une trentaine d’années. Le fait que le créole soit une langue à part entière n’estplus à prouver, cette problématique est résolue. Néanmoins, il n’empêche que dans l’imaginaire d’un grand nombre, il était réduit à l’état de marronnage, « du terre à terre ». La donne a évolué, il est sorti de la clandestinité pour se montrer sur les places publiques. Durant le mouvement social initié par le collectif LKP la langue créole a été utilisée pour parler de questions hautement importantes, pour mobiliser. On a exposé la situation socioéconomique de la Guadeloupe. On a débattu de l’avenir, du mode de gestion, de l’histoire et de l’expérience politique du pays en créole. La langue créole, pendant si longtemps, force jugulée et dépréciée, s’est invitée dans les cercles de réflexions, dans des négociations ou simplement des prises de parole impliquant les représentants de toutes les sphères administratives, sociales, culturelles et économiques de l’ile, sur tous les médias de manière inhabituelle.
Pour nombre d’entre nous, le créole s’est révélé être une langue de pouvoir, de réflexion et de défiance. Dans une société oula maitrise du français permet de prendre l’ascenseur social, durant ces 44 jours, un grand nombre de ceux qui suaient dans les escaliers ont été interpellés ! Dès les premiers jours, le ton est donné par les tee-shirts que l’on remarque dans les défilés à l’effigie de Gérard Lauriette, personnage controversé mais ardent défenseur de la reconnaissance du créole. Dans une société où bien éduquer un enfant c’est d’abord lui apprendre à parler français, la mobilisation a prouvé que des hommes instruits et sachant faire preuve de finesse maitrisaient, voire valorisaient le créole. Libre, à nous, bien sûr, d’être d’accord ou pas avec les propos tenus. Il nous semble que l’utilisation insistante du créole par les représentants du LKP a joué un rôle mobilisateur et unificateur. Cette utilisation a permit de faire résonner les idées et les analyses du collectif dansa Guadeloupe profonde. Dès le début des années 70, selon Rosan Mounien, membre du LKP, le créole fait une entrée fracassante dans les mobilisations sociales aux Antilles[1]. Ces mobilisations portées par des syndicats et des groupements nationalistes lui redonnent droit de cité dans les négociations entre patrons et ouvriers. Il continuera à creuser son sillage dans les réunions publiques, dans les tribunaux, les églises jusqu’à l’université (Guillerm, 2007 : 42).
Lors de ses interventions sur les radios et télévisions locales, Elie Domota, porte-parole (celui qui délivre la parole) du LKP ne s’exprime qu’en créole. Pourquoi ? C’est une manière de dire « Le créole est notre langue maternelle, la langue de notre pays. Il permet d’exprimer parfaitement notre réalité. Soyons fiers de ce que nous sommes ! ». Le sociologue Pierre Bourdieu avait donc raison lorsqu’il affirmait, dans son ouvrage Ce que parler veut dire, que les luttes sociales réintégraient le champ dela linguistique. Pas seulement un instrument de communication, la langue est aussi un instrument de pouvoir. L’utilisation du créole par le LKP a plusieurs buts : édifier la conscience nationale et contester la hiérarchie gouvernementale et culturelle établie par la France. Sans doute aussi parce qu’il est conscient que le statut d’une langue ne dépend pas de ses potentialités, car toutes ont des potentialités analogues, mais du statut politique du pays ou elle est parlée (Gauvin, 1977 : 54). Même si les représentants du collectif ne le disent pas distinctement, c’est une forme de reconnaissance du droit à l’autodétermination du peuple qui s’exprime dans cette langue.
Les créolophones ne sont pas « les damnés de la langue française » mais des participants à un monde sans frontières, ce « tout monde » que décrit Edouard Glissant. Ni inférieurs ni supérieurs mais tout simplement existants en tant que tel. Le « guadeloupéen » (entendez par la, le créole guadeloupéen) se développa à partir du 17èmesiècle, période de la colonisation dela Guadeloupe par les français. Cette colonisation a mis en relation sur le même territoire divers groupes linguistiques hétérogènes qui, contraints de « communiquer » afin de survivre ensemble, enfantèrent la langue créole(Cérol, 1997 : 32-33). Cette langue est devenue un carrefour langagier permettant aux africains, aux européens, aux Caraïbes et aux indiens de communiquer donc d’optimiser le vivre ensemble.
Durant les conférences au WTC, lors d’entretiens avec des journalistes de la presse nationale et internationale, Elie Domota s’exprime dans un français limpide et soutenu. Nous sommes dansla salle de conférence du WTC, le 23 janvier : « Je ne comprends pas, je ne comprends pas ! ». Combien d’entre nous se rappellent de cette intervention du préfet Nicolas Desforges auprès d’Elie Domota et des élus guadeloupéens lorsque, ces derniers, poussés par leur « guadeloupéanité », se mirent à s’exprimer vivement et spontanément en créole sans se soucier des « non-créolophones ». A plusieurs reprises le créole s’invite dans les négociations sans y être convié officiellement. En pleine démonstration, des expressions telles que« Kôtòk », « sé pwoblèm aw », « nou pé pa aksèpté sa », « mès é labitid »[2]s’échappent de la bouche des représentants. Au deuxième jour des négociations, le président dela collectivité régionale ouvre les discussions et à un moment donné, on l’entend dire « a pa paskè an ni on valiè an ba kouan mwen kè an ka oubliyé la an soti (…) »[3]. Les plus réticents devant la présence du créole dans ces discussions reçoivent une claque sociologique. La langue avec laquelle on injurie, la langue de ceux qui ne savent pas parler le français surgit de « nulle part » comme une grande dame avec son chapeau. Elle dévoile ses charmes, sa vivacité et sa pugnacité. En pleine disgrâce des élus, on a l’impression que le créole authentifie l’Homme guadeloupéen, il l’édifie ou le décrédibilise.
Certains diront quenous sommes encore dans le domaine de l’émotionnel mais qu’en est t-il de la raison et de la précision ?
Lorsqu’il s’agit de réagir sur des questions précises concernant la situation économique, politique, raciale et culturelle, les représentants du LKP le font en créole. Lorsqu’il s’agit de rendre compte des avancées des négociations aux partisans installés à l’extérieur des locaux, ils le font également en créole. Lorsqu’il s’agit de s’exprimer en « prime time » dans le journal télévisé ou dans des émissions radio locales, c’est la même langue qui franchit leurs lèvres. Si bien que les journalistes, qui ont l’habitude de recevoir leurs invités dans la langue de Molière, modulent leur approche. Certains posent leurs questions uniquement en français, d’autres vont et viennent entre les deux langues. Pendant un certain temps, la langue française, aussi belle soit-elle, n’a plus le monopole des médias, particulièrement durant les moments de grande écoute. N’oublions pas que, peu de temps avant cette crise, des auditeurs intervenant dans des débats radiophoniques s’excusaient avant de passer du français au créole.
Nous sommes le 24 Janvier 2009, sur un ton mi-ironique, mi-sérieux, avant de prendre la parole, Elie Domota demande, en créole, au président de séance des négociations au WTC, Jean-ClaudeMalo, s’il a pensé à louer les services d’un interprète. Devant la réponse négative de ce dernier, il se lance en français en disant « an kay fè on éfò ». Faire un effort pourquoi ? Pour s’exprimer en français ; non pas parce qu’il ne le maitrise point mais parce qu’il estime légitime de pouvoir s’exprimer dans sa langue maternelle peu importe les conditions, le lieu et les interlocuteurs. C’est aussi un signal aux sceptiques créolophones affirmant qu’il est possible d’exprimer n’importe quelle idée dans cette langue. La langue « officieuse » devient la langue de transaction, par conséquent ceux qui la maitrisent ou ceux qui la maitrisent le mieux sont aux premiers rangs de la réflexion engagée par le mouvement social. De cette manière, le mouvement reste connecté à sa base populaire. L’auteur-metteur en scène Gerty Dambury a saisi la portée de l’usage du créole dans le discours LKPiste[4].
Dans cette dynamique, des expressions peu utilisées retrouvent de l’espace dans les conversations. Pour les plus jeunes comme moi, c’est l’occasion de découvrir de nouveaux mots tels que « mamblo », « lyannaj », « pòté métod », « on kontré » ou encore « la i pann, i sèk »[5]. Des mots ou des expressions utilisés par les plus anciens sont transmis aux jeunes générations. L’usage « libéré » du créole participe pleinement à une fierté d’être.
Langue et identité vont de pair. Dans un contexte d’internationalisation qui éradique parfois si facilement les codes culturels locaux, ce phénomène est en réalité une forme de résistance à une mondialisation sans considérations et sans limites (Braflan-Trobo, 2007 : 136). Comme le déclare Marie-Josée Cérol alias Ama Zama :
« Une langue permet à un individu de communiquer, d’analyser les choses et lui permet de vivre sa vie. Mais c’est aussi une partie intégrante de sa personnalité : la langue, c’est l’âme d’un peuple. Or (…) ne pas utiliser le créole dans toutes les circonstances de la vie publique (ce qui ne veut pas dire que l’on doivent n’utiliser que le créole), c’est le dévaloriser pratiquement. Dévaloriser une langue, c’est dévaloriser l’individu qui la parle, c’est créer des troubles de la personnalité chez à peu près tous les locuteurs. » (1997 : 81).
Pourrons-nous aller vers un bilinguisme authentique qui permette aux deux langues ainsi qu’à leurs locuteurs de s’épanouir pleinement dans la société guadeloupéenne ? Je crois que ce travail a commencé avant cet article. La valorisation de langue guadeloupéenne se retrouverait dans le panier des « produits de haute nécessite »[6]pour l’épanouissement de notre société. Dans le cadre des efforts en matière de valorisation de la culture guadeloupéenne initiés par le Conseil Général à la demande du collectif LKP, un système de signalétique a été envisagé, consistant en un double fléchage en créole et en français dans des bâtiments publics. Il ne s’agit pas de mettre en compétition les deux langues mais de donner une meilleure visibilité à la langue populaire mais non officielle, le créole. Clin d’œil ou trompe-l’œil, l’avenir nous le dira.
Bibliographie :
Bebel-Gisler D. 1981, La langue créole, force jugulée, Paris : L’Harmattan, Nouvelle Optique, 255p.
Bourdieu P. 1982, Ce que parler veut dire : l’économie des échanges linguistiques, Fayard, 243p.
Braflan-Trobo P. 2007, Conflit sociaux en Guadeloupe : Histoire, identité etculture dans lesgrèves en Guadeloupe, Paris : L’Harmattan, 180p.
Cérol M. 1997, Langue et identité en Guadeloupe : une perspective afrocentrique, Guadeloupe : Jasor, 137p.
Gauvin A. 1977, Du créole opprimé au créole libéré : Défense de la langue réunionnaise, Paris : L’Harmattan, 120p.
Glissant E. 1995, Tout-Monde, Paris : Folio, 610p.
Guillerm F. 2007, (In) dépendance créole : brève histoire récente du nationalisme antillais, Jasor, 180p.
« Manifeste pour les produits de haute nécessité »signé par Ernest Breleur, Patrick Chamoiseau, Edouard Glissant, Serge Domi, Gérard Delver, Olivier Portecop, Olivier Pulvar, Jean-Claude Williams et Guillaume Pigeard de Gurbert. Le 16 Février 2009.
[1]Intervention menée lors de la conférence organisée par le Centre d’Analyse Géopolitique etInternationale (CAGI) le 20 Mars 2009 à l’Université desAntilles Guyane (UAG) au campus de Fouillole.
[2]Traduction : « pilepoil » ; « Ca te regarde » ; « Nous ne pouvons pas tolérer cela » ; « usages et coutumes »
[3]Traduction : « Ce n’est pas parce que je porte une cravate que j’ai oublié mes origines (…)»
[4] www.piepimanla.com: « On mobilisent en créole », Gerty Dambury
[5]« Gendarme » ; « alliance, solidarité » ; « s’organiser » ; « une rencontre » ; « ce qui doit arriver arrivera »
[6] Manifeste pour les produits de haute nécessitésigné par Ernest Breleur, Patrick Chamoiseau, Edouard Glissant, Serge Domi, Gérard Delver, Olivier Portecop, Olivier Pulvar, Jean-Claude Williams et Guillaume Pigeard de Gurbert. Le 16 Février 2009.
6 Commentaires
saint-claudien de bordeaux on juillet 9th, 2009
le terme « mamblo » signifie d’une manière générique tout ce qui a trait aux forces de l’ordre représentants de l’Etat.
Mais à l’origine, le terme « mamblo » est une déformation de l’expression « moblo », qui, en terme gendarmique signifie « le gendarme mobile ».
Steve on juillet 10th, 2009
Merci saint-claudien de bordeaux pour cet éclairage très pertinent!!
riz' on juillet 12th, 2009
Moi, j’ai une autre explication.
« Manblo » viendrait de l’anglais « man of the law » qui, dit rapidement devient manblo. Kaw ka di di sa ?
Fouyapen on juillet 13th, 2009
É èksplikasyon a TiMalo ? » Man-blow » ?
Dépité on juillet 17th, 2009
Je poste ce message car je ne sais pas où le poster !
Fréquentant les sites de la communauté afro en général, je regrette quand je me rends sur certain site africain pourtant voué à la réunification de voir ce genre d’horreur dite continuellement sur notre communauté, surtout « grioo » dès qu ils abordent le sujet dès antillais dont les thèses et antithèses et toutes les tares ne sont que pour l’antillais
Et les antillais afro centriste présent sur ce site en subissent les conséquences et ça c’est tous le temps ;
Essayez de les raisonner convenablement moi j’abandonne et désormais je m occupe a 100% des miens et ceux qui ne sont pas aussi méprisant
Je n’espère plus !
Ca ne concerne pas que le net j ai des collègues et beaucoup de connaissance comme ça devant vous c est mon frère et derrière, ils te méprisent
Je suis conscients que certain antillais méprisant existent aussi !
Entre certain blanc et certain africain vive méprise land en France !
http://www.grioo.com/article-disc.php?aid=17373&page=3
Lisez:
( 17/07/2009 01:16 )
l’antillais es un idiot incapable de raisonner .normal les antillais (je precise martinique ,gouadeloupe ) ce sont les plus stupides et la honte des noirs .Regardez moi ces vermines qui renient leur origine ,c’est pour cela kils NE sont rien en france et le pire c’est kils se disent francais ces esclaves ,ils sont vraiment ridicules.Leur plus grande ambition c’est etre fonctionnaire ou jardinier .Quand on voit un noir medecin ,avocat en france il est Africain ,c’est pareil dans le gouvernement ,pas un seul idiot des antilles ,les blancs vous considerent comme des bons a rien .Vous n’arrivez pas a la cheville des noirs americains qui eux ont un poids econom ique et n’ont jamais renie leur origine ,tout est clair dans leur tete ils sont d’origine africaine meme ceux qui sont metis.Il n’ya que ces idioTS de domiens pour revendiquer leur melanges raciaux dus aux VIOLS DES ESCLAVES.LES Domiens de vrais esclaves .Je trouve sincerement que les africains ont vraiment du merite car malgre le fait d’avoir ete pille depuis la nuit des temps ,il ya des progres en Afrik et on ne peut pas demander a de jeunes n ations d »avoir le niveau de super puissances.Les nations dites riches ont mis des siecles pour atteindre ce niveau et ils ont piller et exploiter .Regardez l’europe de l’est c’est pas fameux niveau economie ,ce n’est juste pas assez mediatiser c’est tout .Quant aux domiens continuez vos enfantillages identitaires le monde avance SANS VOUS !
( 17/07/2009 10:01 )
Je suis l »intervenant de 1:16 et je ne suis pas naif du tout ,je vis aux etats unis depuis tres longtemps et je peux vous dire que la situation economique des noirs americains est impressionnante ,ce sont les noirs les plus riches de la planete et leur specificite c’est de ne pas avoir renier leur origine ,demande a n’importe kel noir americain la question ne se pose plus ils sont des AFRICAINS americains .Pour revenir aux antillais ,vos reactions montrent bien que vous etes des clowns et la HONTE POUR LA RACE HUMAINE ,des doms loool ,c’est l’hopital qui se moque de la charite avec cotre ignorance legendaire de l’afrik .l’afrik comporte plusiers pays deja et n’importe kel diplome africain sera mieux reconnu que tout ce qui sort de vos trous a ESCLAVES ,je veux dire votre ile de merde remplis de vermines faineants et debiles .Vous etes les clowns de la france ,vous savez zouker ,jouer au foot bandes de cons .Vous n’etes que dalle en france ni nul part ailleurs lool.Quand on regarde les postes a responsabilites en france ce sont les africains voous servez juste a faire la bamboula !et ceux ki critik l’afrik arretez d’etalez votre ignorance ,tous les pays ne disposent de resources du sol ,on a l’exemple des pays saheliens .Le pays ki a eu une croissance eco la plus rapide se trouve en Afrik ces 5 dernieres annees c’est la guinee equatoriale ,il ya enormement de progres en afrik.je ne suis pas surpris du comportement de ces esclaves domiens ,vous savez les africains se sont debarrasses des plus mauvais elements durant l »esclavage ,c’etaient les prisonniers ,des esclaves ,des voleurs .,des faineants ki ont ete remis aux europeens.L’homme noir le plus puissant au monde ,president des usa n’est pas fils d’esclave. c’est risible d’entendre des conneries comme ceux ki prtendent ke l’afrikain chercheraient a obtenir des papiers en mariamt des antillais ,c’est risible car l’antillais est le dernier en france . l’afrikain va directement avec les vraies francaise pas les esclaves NUANCE !,les africains ont une position beaucoup plus respectable e.Vous etes en france chez vous ? c’est une blague ,vous etes traites commme de la merde ! moi les antillaises pour moi c’est la poubelle je ne veux pas souiller mon sang de nobles africains avec des esclaves .votre passe est trop honteux!



saint-claudien de bordeaux on juillet 9th, 2009
« la i pann, i sèk »
Etant né avant 1980, j’ai une traduction plus juste de ce terme. En effet il serait plus juste de traduire cettte expression par « advienne que pourra », signifiant que l’on se résigne à accepter les conséquences de ce qui pourra ou devra arriver, cette locution proverbiale empreinte de fatalisme, se rapproche de à la Grâce de Dieu ou inch’Allah ou encore en italien Che sera sera.
Quoi qu’il en soit le créole est pour moi la plus belle des langues.