Grand Corps Malade en Guadeloupe
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La semaine du 1 au 6 mars 2010 a été une semaine riche en évènements culturels et artistiques. Dans le cadre de la venue de Grand Corps Malade en Guadeloupe (pour la première fois), l’association Slam’blag, présidée par Laurence Maquiaba, a organisé en partenariat avec le Centre des Arts de pointe-à-pitre, une semaine de Slam avec des ateliers, des rencontres, des tournois…
Cela a été pour moi l’occasion, en tant que slameur participant aux divers ateliers et rencontres, d’approcher cet homme, ce grand homme (dans les deux sens du terme), Fabien, celui que l’on appelle Grand Corps Malade.
Ce qui frappe tout de suite en discutant avec lui, c’est sa disposition et sa disponibilité. Une humilité que je n’ai pas toujours eu l’occasion d’observer chez d’autres artistes. Une grandeur d’âme. Un coeur énorme. Un état d’esprit que j’ai particulièrement apprécié. Sa simplicité, c’est ce qui fait sa force !
Introduit dans l’univers Slam en Guadeloupe, Grand Corps Malade, a pu juger à sa juste valeur le talent et le niveau des slameurs et des slameuses de la Guadeloupe. D’ailleurs, séduit par le brio d’une jeune lycéenne durant un atelier de Slam dans un lycée, il a invité cette dernière à faire un slam durant son concert.
Cette semaine s’est clôturé avec le concert de Grand Corps Malade, avec en avant-première, des slameurs et slameuses de la Guadeloupe, dont j’ai eu l’honneur de faire partie. Le public, lui, était ravi et conquis.
2 Commentaires
Majead on mars 8th, 2010
Salut Thierry…
Pour la vanité, c’est très juste qu’elle peut nous paraître insupportable chez l’autre parcequ »elle blesse la nôtre, mais pas seulement, elle peut nous paraître insupportable, aussi parce qu’elle peut faire du tord au plus faible…la vanité de l’homme peut le pousser à être injuste, intolérant, violent, agressif… Toutes les guerres sont le fruit de cette vanité…
Pour le refus des louanges qui cache le désir d’être loué deux fois, c’est vrai dans certains cas, dans d’autres, elle peut exprimer un vraie humilité, un désir de vigilance par rapport à l’égo qui est vorace, de ne pas recevoir plus que ce qu’on mérité réellement…mais cela suppose une bonne connaissance de soi, de ses forces et de ses faiblesses…car la louange endort l’âme et la fait dormir sur ses lauriers, tandis que la critique la réveille et la force à se poser des questions…
Pour ce qui est des vertus qui ne sont que des vices déguisés, c’est vrai dans certains cas toujours, dans d’autres, elles sont le fruit d’un travail énormé d’ascèse, de discipline de l’égo, ou tout simplement d’une overdose de mal et de vices…c’est le k des rédemptions : des personnes qui ont fait le pire et qui se remettent dans le bon chemin ,et deviennent des hommes de biens…
Bref… On vient bien une fois de plus que dès qu’on parle de l’humain, la relativité prend tout son sens…



thierry on mars 8th, 2010
-Ce qui nous rend la vanité des autres insupportable, c’est qu’elle blesse la nôtre.
-La philosophie triomphe aisément des maux passés et des maux à venir, mais les maux présents triomphent d’elle.
-La plupart des honnêtes femmes sont des trésors cachés qui ne sont en sûreté que parce qu’on ne les recherche pas.
-La plus subtile de toutes les finesses est de savoir bien feindre de tomber dans les pièges que l’on nous tend, et on n’est jamais si aisément trompé que quand on songe à tromper les autres.
-Le doute est le pire de tous les maux, car il les suppose tous.
-Le refus des louanges est un désir d’être loué deux fois.
-Nos vertus ne sont le plus souvent que des vices déguisés.
-Nous avons tous assez de force pour supporter les maux d’autrui.
-On croit quelquefois haïr la flatterie, mais on ne hait que la manière de flatter.
-Peu de gens sont assez sage pour préférer la critique qui leur est utile à la louange qui les trahit.
-Plus on aime une maîtresse, et plus on est prêt de la haïr.
-Pour juger le monde, il faut le voir de loin et l’avoir beaucoup vu de près.
La Rochefoucauld, François, duc de (1613-1680), moraliste français, surtout connu comme auteur de maximes.