Contrepètrie créole

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Contrepèterie :
nom féminin (moyen français contrepéter, imiter, de péter, rendre un son)

Inversion de l’ordre des syllabes, des lettres ou des mots qui, modifiant le sens, produit des phrases burlesques ou grivoises. 

(Définition Larousse)

Le dictionnaire susnommé ainsi que celui de l’Académie française donnent le même exemple sans intérêt,  c’est à dire dépourvu de sens comique et d’aspect égrillard.

Paraît-il, c’est au grand Rabelais et à ses « femmes folles de la messe » que nous devons l’origine de ces jeux de mots bien marrants.

Un ancien ministre se serait même amusé à glisser dans son discours :

« Ce cas de Corée me turlupine »

La France, toujours prompte à railler ses voisins, a méchamment attribué aux Belges la contrepèterie suivante : « il fait beau et chaud »

Plus que d’autres langues, le français se prête magnifiquement à l’art de la contrepèterie. Chaque mercredi, Le Canard Enchaîné nous en donne l’illustration avec de nouveaux jeux en lien avec l’actualité. L’album de la comtesse, tenu par Joël Martin, régale les amateurs chaque semaine.

Bon, et la langue créole alors ? Elle aussi, à n’en pas douter, peut se prêter à d’exquises contrepèteries. A notre connaissance, elles sont absentes des Jeux Créoles de Jo Clémence . Idem dans le petit livre rouge d’Hector Poullet intitulé Kòkòlò.

En espérant que vous vous amuserez, nous lançons la première contrepèterie en créole d ‘une série que nous espérons longue et jouissive ! N’hésitez pas à nous envoyer vos contributions. Même si le plus tôt serait le mieux, nous vous laissons le choix dans la date …

Kéti cho, i mandé Filip koka

Un commentaire

thierry  on octobre 6th, 2011

ou a bonda dèyè man jak

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