Lamentin : mais que fait la police ?
Cliquer ici pour écrire à l'auteur : KamC’est la question qu’a dû se poser le premier adjoint de la commune lamentinoise (Guadeloupe).
Quand un policier de sa propre municipalité a voulu le verbaliser, Marc Tafna est sorti de ses gonds. Pourtant, l’amende semblait justifiée, la voiture de l’édile était garée sur une place réservée au stationnement handicapé.
Après insultes et convocation dans le bureau du maire, le flic a été invité à filer doux.
En voyant le reportage de Guadeloupe 1ère ( 17 novembre 2011), on s’imagine bien que cette « mise à l’amende » est l’apogée d’un conflit larvé entre les deux protagonistes. Le policier raconte comment il a été humilié : « Il a pris le PV, il l’a déchiré et il l’a envoyé sur moi ».
Marc Tafna ne nie pas les faits. Il évoque la « méchanceté » et fait comprendre qu’il était dans le véhicule au moment des faits. Et que ce véhicule serait communal de surcroît. Et puis, l’élu digresse invoquant une tradition guadeloupéenne de la « culture de l’absentéisme » et la « culture de fainéantise » …
Voilà donc un agent traité de faignant par le même qui l’accuse d’un méchant coup de zèle contre sa personne.
Jocelyn Sapotille, socialiste tendance Lurel, opposant au maire actuel, n’a pas manqué de rebondir sur l’affaire. Ce qui pourrait laisser supputer que le flic est aussi un opposant… Ceci expliquerait la réaction de Tafna mais ne l’absoudrait nullement. En quoi être un élu permet-il de se stationner sur une place réservée ?
Les excès de Toribio sont-ils contagieux ? Après les insultes du maire du Lamentin adressées au président du conseil Régional, c’est au tour du premier adjoint de s’en prendre à une nouvelle proie, beaucoup plus faible celle-là. Au niveau des politiciens censés la donner, l’exemplarité se fait rare dans la commune …
Le Lamentin serait-il devenu une zone de non-droit où un élu peut mépriser allègrement le code de la route et ceux qui le font respecter ?




Commentaires récents